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Philippe et Béatrice Balladur - Agence Toutankhcanon

 
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LA PHOTOGRAPHIE ANIMALIERE / LUMIERES DU BUSH (Botswana / Delta de l'Okavango) / Oiseaux / Les Autres Vautours du Botswana [6]

  • Vatour_charognard.JPG Vatour charognard
  • Vautour_Chassefiente_01.JPG Vautour Chassefiente 01
  • Vautour_Chassefiente_02.JPG Vautour Chassefiente 02
  • Vautour_Chassefiente_03.JPG Vautour Chassefiente 03
  • Vautour_Oricou_01.JPG Vautour Oricou / Vautour Africain
  • Vautour_Oricou_02.JPG Vautour Oricou juste avant l'envol !
Le Vautourd Charognard ou néophron moine (Necrosyrtes monachus - Hooded Vulture)

Identification :
Cette espèce, plus petite que les autres espèces de vautours, se caractérise par un bec moins robuste.
Le vautour charognard possède une belle envergure pour un poids relativement léger, ce qui fait de lui un meilleur planeur.
Le vautour charognard est entièrement marron avec la tête rose.

Comportement :
Les Néophron moines sont les derniers vautours à quitter une carcasse. Ils se contentent des débris laissés par les autres vautours et les Carnivores.
Cette espèce fréquente aussi les habitats humains et se nourrit sur les décharges.
Le vautour charognard et le percnoptère d'Egypte sont les deux plus petits vautours et possèdent des becs fins.
Ils volent moins vite que les autres, mais leur faible charge alaire leur donne de meilleures performances dans les ascendances.
Ce qui leur permet de décoller tôt le matin et d'arriver les premiers sur les carcasses alors que les autres espèces n'ont pas encore décollé.
En revanche, ils volent lentement entre les ascendances.
Dans les ascendances, les vautours charognards se regroupent et convergent sur le lieu d'une chasse.
Apparemment, cette espèce n'a pas d'aires de nourrissage bien définies et parcoure jusqu'à une trentaine de kilomètres pour se nourrir.

Distribution :
Le vautour charognard possède la même distribution que le vautour africain, mais présente une amplitude écologique plus importante.
On le trouve du niveau de la mer, à 4000 m d'altitude et dans les déserts à la forêt équatoriale.

Nidification :
Le vautour charognard établit son nid dans les régions boisées, mais les aires ne sont pas regroupées près des sources de nourriture comme celles du vautour africain.
Le vautour charognard ne pond qu'un seul œuf, couvé pendant 46 jours essentiellement par la femelle.
A 4 mois, le jeune vole, mais il est encore dépendant de ses parents pendant environ un mois.
Près des villes, il trouve assez de nourriture alors que, dans la nature, il ne peut entrer en compétition avec les autres vautours et de ce fait meurt de faim.
Le succès reproducteur est faible d'autant plus que les couples ne se reproduisent pas chaque année.

Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.


Vautour chassefiente (Gyps coprotheres - Cape Vulture)

Identification :
Vautour chassefiente Les adultes présentent une livrée très pâle, presque blanche, en tout cas plus pâle que n'importe quelle autre espèce de vautour de cette taille. Le dos et les parties inférieures sont couleur crème, contrastant avec les rémiges et la pointe de la queue qui sont noires. La peau nue du cou et de la face sont gris-bleu-ardoise, ainsi que les pattes et les pieds. Le bec est noir et l'iris affiche une couleur jaune-miel. Le mâle et la femelle sont identiques. Les juvéniles ont un plumage plus brun, strié de noir sur les parties inférieures. Ils ont des yeux bruns et un cou rosâtre. Leur croupion est constitué de plumes lancéolées. Ils ressemblent aux immatures des vautours africains (Gyps africanus), mais ils sont plus grands et ont des scapulaires Vautour chassefiente plus claires.

Chant : Des caquètements et des sifflements peuvent être entendus lorsque les oiseaux se nourrissent sur une carcasse ou qu'ils élèvent les petits au nid.

Habitat : Pour ses différents besoins, le vautour chassefiente utilise 2 types d'habitats bien distincts : il recherche sa nourriture dans les régions ouvertes, c'est à dire les prairies et les zones boisées. Il choisit plus particulièrement les pâturages dans lesquels les troupeaux Vautour chassefiente sont nombreux et leur taux de mortalité particulièrement élevé. Pendant la période de reproduction, il est dépendant des hautes falaises pour l'installation de son nid, mais dans la journée, il s'en éloigne parfois beaucoup. Il plane alors au-dessus de son territoire de chasse où il se perche dans des arbres ou à défaut sur des pylônes qui lui permettent d'avoir une excellent vue sur les paysages alentour. Le vautour chassefiente vit du niveau de la mer (dans le sud-ouest de la province du Cap) jusqu'à 3100 mètres d'altitude (zones montagneuses du Lesotho).

Distribution : Cet oiseau est endémique d'Afrique du Sud, encore qu'il puisse vagabonder et errer au nord du fleuve Zambèze, dans le sud de la Zambie. On le trouve principalement dans les régions nord et est de ce pays et il y possède 2 bastions très importants : le premier Vautour chassefiente englobe le nord du Transvaal et l'est du Botswana, le second plus étendu comprend les régions montagneuses du Lesotho, le Transkei et la partie occidentale du Natal. Une population isolée vit également dans la province du Cap. De petites colonies subsistent dans le nord de la Namibie, le centre du Zimbabwe et à la frontière entre le Swaziland et le Mozambique.

Comportements : Lorsqu'ils sont en quête de nourriture, les vautours chassefiente passent de longs moments dans les airs. En vol, le groupe forme un réseau capable de communiquer des informations sur tout ce qui peut être utile à la collectivité, notamment la présence d'autres "nettoyeurs" sur le site qu'ils ont repéré. En raison de leur excellente vue qui est environ 8 fois supérieure à celle d'un humain, les vautours repèrent leurs proies de fort loin. La compétition est souvent féroce autour de la carcasse Dès que la curée Vautour chassefiente commence, une soudaine frénésie s'empare souvent du groupe. Ces oiseaux se bousculent sans ménagement et sautent les uns sur les autres pour avoir accès à la nourriture. Une carcasse d'impala peut être nettoyée en quelques minutes. Celle d'une vache ou d'un buffle demande plusieurs heures pour être dépecée. Les vautours chassefiente possède une langue rugueuse comme une pelle, ce qui leur permet d'emmagasiner une grande quantité de viande, de tendons et d'os en un temps assez limité. Cette nourriture avalée à la hâte est stockée dans leur jabot avant d'être digérée. En concurrence avec d'autres espèces de vautours et notamment avec les Vautour chassefiente vautours africains (Gyp africanus) , les vautours chassefiente sont souvent dominants et imposent leur stature. En éliminant les cadavres, ils jouent un rôle primordial et évitent la propagation des épidémies.

Les vautours chassefiente ont souvent une image d'oiseaux malpropres et nauséabonds quand ils mangent. Cette réputation doit être corrigée car en fait, ils sont très soucieux de leur propreté, se lissant régulièrement les plumes et se baignant souvent. Ils s'exposent sans limite au soleil, étendant largement les ailes, ce qui contribue à éliminer les virus et les bactéries.

Nidification : Les vautours chassefiente nichent en colonies. Ils se reproduisent entre mai et novembre dans toutes les régions. Bien qu'il ait une parenté assez nombreuse, le mâle est fidèle à une seule compagne avec laquelle il entretien des liens conjugaux solides. Les deux partenaires construisent ensemble leur nid sur la corniche d'une falaise rocheuse. L'endroit est généralement assez inaccessible mais il se voit de très loin à cause des nombreuses déjections blanches qui tapissent la façade en dessous du nid. Le nid peut être une structure assez élaborée construite avec des branches et des végétaux, mais les œufs peuvent aussi être déposés directement sur le sol de la corniche, ce qui les rend particulièrement vulnérables par temps de blizzard. La ponte ne comprend généralement qu'un seul œuf, de couleur blanche, parfois avec quelques marques rougeâtre. Les deux parents se relaient pour couver pendant 53 jours. Le jeune vautour est nidicole et reste au nid pendant près de 5 mois. Il est nourri par régurgitation de la bouche à la bouche. 65% des jeunes survivent après la première année.

Régime : Les vautours chassefiente sont exclusivement nécrophages, c'est à dire qu'ils consomment uniquement des carcasses d'animaux morts ou des charognes. Malgré les croyances de certains éleveurs, ils ne s'attaquent jamais à des animaux vivants, à moins qu'ils ne soient malades ou très considérablement affaiblis. Signe de cette distinction, les vautours chassefiente possèdent des serres aptes pour déchirer les chairs et non pas à tuer. En Afrique Méridionale, les hordes de grands animaux ont nettement diminué, ce qui rend l'alimentation des jeunes très problématique. En raison du manque de calcium qui leur est fourni par les os des carcasses, ces derniers développent parfois des maladies du squelette et des déformations des os.

Protection / Menaces : Les vautours chassefiente sont victimes de leur mauvaise réputation. Ils sont souvent considérés par les éleveurs comme indésirables et ils subissent de leur part de nombreuses persécutions comme l'empoisonnement des carcasses. Ces vautours heurtent parfois les lignes à haute-tension. L'amélioration des techniques d'élevage diminue considérablement la mortalité du bétail, donc inévitablement le nombre des cadavres. Le surpâturage entraîne la prolifération des arbustes et des buissons qui masquent d'autant la visibilité et empêchent la découverte des corps. La prolifération des bruits dans les colonies peut entraîner de fortes perturbations dans le développement des couvées. Pour toutes ces raisons, le vautour chassefiente est considéré par de nombreux organismes ornithologiques comme une espèce vulnérable.

Le Vautour Oricou (Torgos tracheliotus - Lappet-faced Vulture)

Identification :
Le vautour oricou mesure 2,60 d'envergure pour un poids n'excédant pas 6,8 kg.
Il possède donc une faible charge alaire qui le prédispose à décoller tôt et à planer.
Le vautour oricou possède un plumage noirâtre mais se différencie surtout par la possession d'un cou et d'une tête roses.
En vol, il se distingue des par un ventre pâle et des ailes larges.

Comportement :
Cette espèce arrive très rapidement sur un cadavre ou au contraire s'y montre en dernier.
Elle ne forme jamais des rassemblements comme les autres espèces, même si le festin dure des heures.
Elle est spécialisée dans la récupération des parties les plus coriaces d'une carcasse et, à l'occasion, elle est capable de tuer de jeunes animaux ou des individus sans défense.
Le vautour oricou patrouille de la même façon que les autres espèces, mais le plus souvent en couple.
Le vautour oricou arrive très souvent le premier sur les cadavres frais, ce qui suppose qu'il patrouille à la recherche de sa nourriture et ne se laisse pas guider par le comportement des autres vautours comme le font le vautour africain et le vautour de Rüppell.
Avec son bec particulièrement fort et son cou trapu et robuste, il entame la peau des cadavres. Il mange principalement des lambeaux de viande coriace qu'il arrache avec son bec épais mais aussi les tendons, les os et la peau qui ne sont pas consommés par les espèces précédentes.
Sur les carcasses, il se maintient à la périphérie et vole la nourriture à toutes les autres espèces de vautours. En revanche, il se fait dérober sa nourriture par les chacals.
Le vautour oricou attaque les colonies de flamants, tue les adultes et les jeunes et mange aussi les oeufs. Il consomme aussi des criquets et des termites.
Avec sa charge alaire inférieure à celles des autres espèces, due à ses énormes ailes, l'oricou est particulièrement adapté à l'utilisation des ascendances aériennes même de faible portance.
Il prend donc l'air en général plus tôt que les autres espèces. En revanche, il est défavorisé sur les grandes distances à parcourir contrairement aux vautours africain et de Rüppell.
Il est quasiment incapable de décoller sans l'aide des ascendances aériennes.

Distribution :
Equivalent écologique du vautour moine européen, le vautour oricou est peu abondant. Il habite plutôt les zones semi-arides plus ou moins arborées.
Ainsi, sa répartition géographique est subsaharienne et il est absent des forêts humides. Il évite aussi les zones boisées qui n'autorisent pas la vision du sol.

Nidification :
Il établit son aire sur le sommet d'arbres bas et épineux. Les nids sont très dispersés.
Des comportements d'agression en vol contre des individus de sa propre espèce laissent supposer que l'oricou défend un territoire qui contient son nid et de la nourriture en quantité suffisante tout au long de la saison de reproduction.
Le vautour oricou se reproduit toute l'année avec une préférence pour la fin de la saison sèche et le début de la période des pluies.
Le nid, construit par les deux parents, est à l'inverse des vautours africain et de Rüppell, particulièrement volumineux (2,50 m de diamètre pour un mètre de hauteur).
La biologie de la reproduction est proche de celle des deux espèces précédentes. A la naissance, le jeune pèse 200 g et atteint 7 kg à trois mois.
Son développement est lent et il ne prend son envol que 4 mois après sa naissance.
II a encore besoin de ses parents pendant une période allant d'un mois à 6 mois, car il ne peut repousser les adultes de son espèce sur les carcasses; en revanche, il éloigne les vautours de plus petite taille.

Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.