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Philippe et Béatrice Balladur - Agence Toutankhcanon

 
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LA PHOTOGRAPHIE ANIMALIERE / LUMIERES DU BUSH (Botswana / Delta de l'Okavango) / Oiseaux / Le Vautour Africain [5]

  • Vautour_Africain_01.JPG Vautour Africain 01
  • Vautour_Africain_02.JPG Vautour Africain 02
  • Vautour_Africain_03.JPG Vautour Africain 03
  • Vautour_Africain_04.JPG Vautour Africain 04
  • Vautour_Africain_05.JPG Vautour Africain 05
Vautour africain (Gyps africanus - White-backed Vulture)

Par leurs moeurs, les vautours apparaissent analogues à des hyènes à plumes. Ils sont associés à la mort, aux carcasses éventrées dans la savane.
Le long cou mobile de certaines espèces évoque un serpent (à plumes!) s'engouffrant dans les entrailles des cadavres.
Déplumés par endroits, on les dirait atteints de la gale. Leurs serres ne sont pas aussi puissantes que celles des aigles ou des faucons.
Ils sont pour la plupart incapables de saisir des proies et de les transporter.
Les vautours sont donc obligés d'avaler leur nourriture sur place.
En dépit de ces aspects, que certains trouvent, peu engageants, les sept principales espèces de vautours carnivores habitant l'Afrique sont indispensables au fonctionnement de l'écosystème savane.

Description :
Le vautour africain mesure 2,20 m d'envergure et atteint un poids moyen de 5,4 kg.
Le bec est brun et le plumage est brun uniforme.
En vol, le vautour africain présente une ligne blanche antérieure sur l'aile.
Les vautours Africains se rassemblent en grand nombre sur les cadavres. En quelques heures, parfois plusieurs centaines convergent sur le lieu d'une chasse.
Leur cou serpentiforme dépourvu de plumes, leur langue barbelée sont particulièrement efficaces dans l'extraction et la consommation des viscères se trouvant encore au centre de la carcasse, mais ils consomment aussi n'importe quelle partie.
Ces vautours enfournent rapidement jusqu'à un kilo de nourriture, ce qui les rend incapables de redécoller.

Habitat :
Le vautour africain habite au sud du Sahara, mais évite les zones forestières humides et l'Afrique australe.

Distribution :
La répartition des vautours africain est calquée sur celle des grands troupeaux d'herbivores qui forment leurs aliments potentiels.

Comportement :
Les vautours africains se regroupent dans les arbres 2 ou 3 heures avant le coucher du soleil et ne repartent que 2 ou 3 heures après l'aube.

Les vautours Africains volent au-dessus des troupeaux. Quand ils nidifient, les vautours font la navette entre leurs aires et les concentrations de gibiers les plus proches.
Les vautours en quête de nourriture patrouillent le matin et en début d'après-midi au-dessus des troupeaux.
Ils montent, en décrivant des cercles, portés par des courants ascendants à une altitude de 400 m au-dessus du sol.

Entre les différentes ascendances, les vautours Africains parcourent des distances d'un à deux kilomètres dans différentes directions.
Ils volent à une vitesse d'environ 65 km/h, la tête tournée vers le sol. En fait, ils recherchent plutôt des regroupements de vautours que des cadavres.
Le vautour africain est en concurrence avec différents mammifères charognards dont le plus impressionnant est sans conteste l'hyène tachetée qui peut le tenir à distance d'une carcasse.
La seule façon de concurrencer les hyènes sur un cadavre est d'arriver sur place avant elles. Les hyènes courent vers les lieux où des vautours descendent.
Pour une distance de 4 km, compte tenu de leurs vitesses respectives (l'hyène étant deux fois moins rapide), le vautour arrive sur place trois minutes avant.
Ce qui, eu égard à sa vitesse d'ingestion, lui laisse le temps de prélever suffisamment de nourriture.

Quand les vautours ne peuvent décoller faute d'ascendance aérienne, les hyènes, guidées par leur olfaction, arrivent les premières sur les cadavres.
Ces vautours sont avantagés par rapport aux hyènes, car ils cherchent chaque jour de la nourriture à plus d'une centaine de kilomètres de leurs nids alors que les hyènes ne s'éloignent de plus de 50 km de leurs tanières.
Ainsi, grâce à leur plus grande vitesse de déplacement et à leur vol d'un faible coût énergétique, ces vautours se nourrissent sur les mêmes ressources que les hyènes alors qu'ils ne peuvent leur tenir tête.

Sur un cadavre, le vautour africain est souvent le plus abondant des vautours, mais ils sont repoussés par l'oricou qui est nettement plus gros.
Les vautours Africains, avec leurs becs relativement faibles et leurs longs cous peu puissants, sont incapables d'entamer la peau d'un cadavre de grande taille.
En revanche, ils sont particulièrement efficaces pour s'insinuer par les divers orifices naturels et les entailles de la peau qui offrent moins de résistance.
Ainsi, par ces ouvertures, ils prélèvent les intestins et les chairs molles et s'engouffrent même dans le cadavre.

Sur une carcasse, on rencontre deux types de vautours les premiers arrivés qui sont déjà repus et les arrivants affamés.
Ces derniers, après être restés quelques instants à l'écart, s'approchent le cou bas et les ailes légèrement dépliées pour participer au festin.
Le vautour Africain est souvent précédé par l'Oricou, sauf quand les distances les séparant de la charogne est grande, car l'Africain vole plus vite que l'Oricou.
Mais une fois sur place, l'Oricou chassera l'Africain.

Nidification :
Le vautour africain établit son aire dans les arbres bordant les cours d'eau et se trouve disséminé sur une grande surface.
Les vautours Africains se reproduisent quasiment toute l'année avec une préférence pendant ou juste après les pluies.
Les nids, de petite taille (1 m de diamètre pour une hauteur de 45 cm à 1 m), sont construits par les deux parents.
Ils sont réutilisés d'une saison à l'autre. La femelle pond un seul oeuf qui est couvé pendant 55 jours par les deux parents.
A la naissance, le jeune vautour africain ne pèse que 150 g.
Il atteint 4,7 kg à 80 jours, sa croissance corporelle est achevée à trois mois, mais ses ailes continuent à s'allonger jusqu'à son premier vol.
Pendant encore un mois, le jeune est dépendant de ses parents. Les jeunes ne peuvent entrer en compétition avec les adultes et se dispersent rapidement.
La longévité dépasse sans doute 20 ans.

Menaces :
Cette espèce n'est pas menacée.