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Philippe et Béatrice Balladur - Agence Toutankhcanon

  • Le Guêpier nain

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    C'est le plus petit des guêpiers. Il vit en colonies, le plus souvent près des rivières ou des zones marécageuses. Cette espèce a l'habitude de se regrouper en dortoir "collés serrés" pour passer la nuit en se tenant chaud. Impressionnant !

  • Le Guêpier à queue d'aronde

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    Le guêpier à queue d'aronde est endémique du continent africain. C'est un oiseau des forêts peu exploitées et des milieux ouverts. En Afrique australe, il fréquente surtout les savanes boisées, mais il est également présent dans les fourrés, les buissons et les arbres des zones inondables. Les guêpiers à queue d'aronde vivent en couples ou en petits groupes. En dehors de la saison de reproduction, ils sont très mobiles, bougeant constamment d'un perchoir à l'autre pour chasser, ce qui les rend très difficiles à observer. Ils se tiennent à l'affût par groupes pouvant contenir jusqu'à six individus. Leur régime est assez semblable à celui des autres oiseaux du genre. Ils consomment des abeilles, d'autres hyménoptères, des cigales, des punaises à bouclier, des criquets, des libellules, des mouches, des coléoptères et des papillons qu'ils capturent tous en vol.

  • Messager Sagittaire ou Aigle Serpentaire

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    Ce très grand aigle de l'Afrique sub-saharienne fréquente les savanes ouvertes ou semi-boisées. Ce rapace terrestre est un solitaire, jamais très éloigné des zones humides. Il marche et court plus qu'il ne vole, mais cercle parfois et se repose sur les arbres. En quête de nourriture, il marche d'un pas constant en frappant le sol de ses pattes, la tête bougeant de long en large. Il se nourrit de petits mammifères, d'insectes et de serpents. Il porte sur la tête une couronne de longues plumes qui lui a valu le surnom de "secrétaire". Les anglo-saxons l'appellent d'ailleurs "Secretary bird".

  • Les Calaos

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    Les Calaos sont des oiseaux de taille moyenne qui se caractérisent par un grand bec recourbé vers le sol et particulièrement développé. La couleur générale du plumage du Calao est noire avec des zones blanches plus ou moins étendues. Le bec est jaune ou rouge selon les espèces présentes au Botswana. Les plus fréquents sont le Calao Leucomèle, le Calao à Bec Rouge et le Calao de Bradfield. Le vol du Calao est assez surprenant car il s'agit d'une alternance amusante de vols battus et de périodes de planés assez gracieux.

  • Martin_Pêcheur

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    Le martin-pêcheur est un oiseaux qui vit dans divers habitats humides et peut être vu aussi bien le long des fossés bordant les pistes qu'au bord des mares et des lacs. Il fréquente également les rivières lentes, les fleuves, les rizières, les zones inondées et les marais. On verra plus particulièrement le Martin-Pêcheur huppé (ou Malachite) dans les roseaux et végétations denses du bord des étangs. Comme son nom l'idique le Martin-Pêcheur pêche des poissons adaptés à sa taille dans les eaux claires de son habitat. Il est extrèment rapide dans son action. Il reste en stationnaire au dessus de l'eau et plonge bec en avant dans l'eau pour saisir sa proie qu'il va consommer sur une branche ou qu'il offre à sa compagne ou à ses jeunes. On rencontre principalement quatre types de Martin Pêcheur dans le nord du Botswana et plus particulièrement le long de la Rivière chobe ou dans le delta de l'Okavango : Les plus fréquents sont le Martin Pêcheur Pie (ou Alcyon Pie) et le Martin Pêcheur à tête brune (ou Alcyon à tête brune). Le plus difficile à observer, car il est très petit et se cache dans les roseaux, est le Martin Pêcheur huppé (ou Malachite). Le plus grand, mais peu fréquent est le Martin Pêcheur Géant (ou Alcyon Géant).

  • Les Gonolek

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    Les Gonolek sont des passereaux insectivores à bec court, endémiques du continent africain. Nous avons rencontré trois espèces de Gonolek au Botswana, le magnifique Gonolek rouge et noir, le Gonolek à ventre blanc ou Gonolek des marais et le Gonolek Boubou.

  • Le Jacana à poitrine dorée

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    Le Jacana à poitrine dorée est un oiseau de la taille d'un poulet, dont les pattes sont munies de doigts qui semblent disproportionnés. En fait ces longs doigts ont pour but de diminuer la pression au sol lorsqu'il fréquente son milieu habituel, les zones aquatiques. Il ressemble un peu à un vanneau de couleur noisette. La gorge est blanche et le dessus noir. Le bec est gris-bleu. Le Jacana habite l'Afrique sub-saharienne, surtout dans les zones arides, mais est inféodé aux milieux aquatiques temporaires possédant une végétation basse bordant les rives. Il affectionne surtout les eaux calmes couvertes par une végétation flottante sur laquelle il se déplace facilement grâce à ses longs doigts. C'est la raison pour laquelle il relativement abondant au Botswana et plus particulièrement dans les zones humides du delta de l'Okavango. Assez craintif, le Jacana ne s'éloigne pas trop de la végétation des berges dans laquelle il se cache à la moindre alerte. Le Jacana picore dans l'eau toutes sortes d'invertébrés pour se nourrir. Un très bel oiseau, unique en son genre !

  • Le Merle Kurrichane

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    Le Merle Kurrichane (Turdus libonyanus - Kurrichane Thrush) est un très beau petit passereau, endémique d'Afrique sub-saharienne. Les deux sexes sont quasiment identiques. La femelles est juste un peu plus petite et légèrement plus "brune" que le mâle. Elle est notamment plus gris-brun sur le bas de la gorge et le haut de la poitrine. C'est d'ailleurs très certainement une femelle que je vous présente sur ces deux photos. Gris-brun du dessus, du front au couvertures primaires et au rectrices de la queue, en passant par le capuchon la nuque, le manteau et le dos. On notera cependant que le croupion et les sus-caudales sont plus clairs. La partie centrale du menton et la gorge sont blancs ou blanc jaunâtre pâle. La poitrine est gris pâle ou chamois grisâtre. Les côtés de la partie basse de la poitrine sont jaunâtres ou orange clair virant à l'orange ou au roux-orange sur les flancs et les côtés du ventre. La partie inférieure du ventre, la zone anale et les couvertures sous-caudales forment un ensemble crème ou blanc jaunâtre. Cet habitant des forêts est généralement timide et très discret. Toutefois, dans certains endroits, il peut s'avérer assez familier et il devient alors approchable. En effet, ce gourmand n'hésite pas à se rapprocher des zones de bivouac, car il ne dédaigne pas les miettes de pain, le fromage et les petits déchets domestiques. Le merle kurrichane vit en solitaire ou en couple. Il défend son territoire avec acharnement pendant toute l'année. Son vol est puissant, rapide et direct. Le merle kurrichane se nourrit principalement d'invertébrés et de leurs larves. Il consomme des coléoptères, des sauterelles, des criquets, des araignées, des mollusques et des vers de terre, mais également des petits lézards et quelques fruits comme des figues sauvages et des baies. Il lui arrive aussi de manger des avocats parvenus à maturité et des petits déchets domestiques.

  • Le Choucador

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    Les Choucadors sont des passereaux assez fréquents en Afrique sub-saharienne et bien entendu au Botswana. On les appelle souvent les "Merles métalliques"...en raison de leurs reflets bleu acier ! Assez grégaires, on les retrouve en bande sur les arbres ou à même le sol où ils piétaillent à merveille. Les espèces les plus représentés sont les Choucadors de Burchell et les Choucadors à oreillons bleus que je vous présente sur ces photos. Le Choucador de Burchell est le plus grand des choucadors, ses yeux sont toujours noirs, il a des joues noires du dessus du bec jusqu'au cou, en passant sur les yeux. Le Choucador à oreillons bleus est le plus brillant. Ses yeux sont de couleur orange ou jaune orangé. Un Bandeau noir du bec au cou en passant sur les yeux, se prolonge en dégradé sur le cou. Suivant les éclairages, son plumage peut apparaître très bleu, ou très sombre, voir avec des reflets verdâtres... Les choucadors consomment des fruits et des insectes.

  • Le Rollier

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    Les rolliers sont des Oiseaux de taille moyenne (30 à 40 cm) au plumage vivement coloré; ils possèdent un bec large, fort et légèrement crochu. Principalement deux espèces se reproduisent en Afrique sub-saharienne parmi lesquelles le rollier à longs brins (Coracias caudata) est l'espèce la plus commune. Il se caractérise par la présence de deux longues plumes caudales externes. La face ventrale et la tête sont bleues, la gorge est rose lilas, d'où son nom anglais, le dos et les ailes sont bruns. Le rollier varié ou rollier pourpre (Coracias naevia), beaucoup plus rare, ne possède pas ces plumes caudales. Sa coloration ventrale est rougeâtre avec des petites stries blanches, le dos est gris olive, les ailes et la queue sont violet-bleu, cette coloration est surtout visible quand l'oiseau vole. Le rollier à longs brins habite la quasi-totalité du Botswana, c'est une espèce de l'hémisphère Sud qui remonte jusqu'en Ethiopie. Le rollier varié habite la quasi-totalité du Botswana. Le rollier à longs brins est une espèce des savanes ouvertes, des savanes à acacias, des steppes subdésertiques, mais aussi des savanes herbeuses et des forêts clairsemées. Dans les zones dépourvues d'arbres, il se perche sur les clôtures et les poteaux téléphoniques. Le rollier varié habite des milieux buissonnants et arborés, avec des zones dégagées. Bien qu'il préfère les milieux relativement secs, il fréquente des milieux plus humides. Sa biologie est très proche de celle du rollier à longs brins et ne présente pas de particularités notables par rapport au rollier à longs brins. Les densités du rollier à longs brins sont variables. C'est une espèce territoriale, bruyante et agressive dont les individus vivent seuls ou par couple. De son perchoir, le rollier surveille le sol sur lequel il descend pour capturer ses proies constituées par des arthropodes (criquets, coléoptères, chenilles, araignées) et de petits lézards. La proie est ingérée au sol ou sur le perchoir. Il est attiré par les feux de brousse qui lui fournissent une grande quantité de proies mortes. Le rollier à longs brins est une espèce monogame et territoriale. La parade nuptiale est mal connue. Au début de la saison de reproduction, (février), les deux partenaires se perchent sur le sommet des buissons et crient. Ils se font face et un individu attaque l'autre, ils volent verticalement poitrine contre poitrine et éventuellement tombent sur le sol où ils se battent. Puis, un individu s'envole et adopte l'attitude de défense du territoire. Le nid est installé entre 2,5 et 4,5 m au-dessus du sol, en général dans un arbre mort. La femelle pond 2 ou 3 œufs qui sont couvés par les deux parents pendant 17 ou 18 jours. NOTA : Il existe une espèce européenne de Rollier, le "Rollier d'Europe" que l'on peut rencontrer en Afrique sub-saharienne pendant la période de la migration. N'étant pas un oiseaux nicheur du Botswana, il n'est pas représenté ici.

  • Le Pic de Bennett (Bennett's Woodpecker)

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    La Poitrine, le ventre et le croupion de ce Pic sont blancs tachetés. Le mâle a la tête entièrement rouge, du front (calotte) à la nuque. De même, il présente une raie moustachiale rouge. La femelle a une gorge brune caractéristique et une raie brune au-dessous de l'œil. Sa calotte est tachetée noir sur blanc et la nuque est rouge. Le Pic de Bennett recherche au sol des fourmis et des termites dont il s'alimente principalement. Assez farouche, il se réfugie dans les arbres au plus léger signe de danger. Il squatte sans vergogne les loges d'autres pics. Sur ces photos vous pouvez voir un couple et des photos séparées du mâle et de la femelle.

  • Le Pipit à long bec

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    Le Pipit à long bec se distingue du Pipit africain, plus commun, par une coloration ventrale plus brune et moins rayée. L'extérieur des rectrices est de couleur brune et non blanche comme le Pipit africain commun. Si la partie inférieure du bec peut rester jaunâtre, le dessous du bec a parfois des coloration rosâtres. Sa bande blanche au dessus de l'œil est bien blanche et plus marquée que chez l'Africain commun. Le Pipit vit dans des zones herbeuses et boueuses proches d'un point d'eau. Il fréquente les pâturages piétinés par les herbivores et parsemés de bouses qu'il éparpille pour chercher des vers.

  • La Corvinelle noir et blanc

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    La Corvinelle noir et blanc fait partie de la famille des Pies Grièches. Assez fréquent en Afrique sub-saharienne, c'est un oiseau très craintif et territorial. Il défend son territoire en criant et en volant vers l'intrus pour l'effrayer.

  • Le Jabiru d'Afrique

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    Jabiru d’Afrique Ephippiorhynchus senegalensis Ordre des Ciconiiformes – Famille des Ciconiidés DESCRIPTION DE L’OISEAU : Le jabiru d’Afrique est un très grand oiseau, probablement la plus grande des cigognes. Le mâle adulte a le plumage noir et blanc. Sur les parties supérieures, le manteau est blanc jusqu’au bas du dos qui lui est noir, ainsi que le croupion. Les ailes et la queue sont noires avec des reflets verts. Les parties inférieures, poitrine, abdomen, bas-ventre et couvertures sous-caudales sont blanches. Le dessous des ailes présente des couvertures noires. Les rémiges et le bord d’attaque sont blancs. Les sous-caudales sont noires. La tête et le cou sont noirs. Le bec énorme est légèrement recourbé vers le haut. Il est rouge, traversé par une large bande noire dans sa première moitié. La base du bec est rouge, ornée sur la partie supérieure d’une évidente plaque frontale jaune vif. On peut voir deux petits barbillons jaunes à la base de la mandibule inférieure. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont noirâtres, avec les genoux rosâtres. La femelle est légèrement plus petite que le mâle. Elle est semblable en plumage, mais elle a les yeux jaunes, et elle n’a pas les barbillons à la base du bec. Le juvénile est plus terne, plutôt gris dans l’ensemble. L’immature ressemble aux adultes, mais en plus terne. Il atteint sa maturité sexuelle à l’âge de deux ou trois ans, parfois plus tard. CRIS ET CHANTS : Le jabiru d’Afrique est une espèce silencieuse. Les seuls bruits que l’on peut entendre sont les claquements du bec au nid, comme les autres cigognes. HABITAT : Le jabiru d’Afrique vit dans les zones aquatiques telles que les marécages, les bords des fleuves, les plaines humides, les lacs d’eau douce ou salée. Cette espèce évite les forêts, mais peut être vue dans les zones découvertes et semi-arides. DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE: Le jabiru d’Afrique est résident en Afrique subsaharienne jusqu’en Afrique du Sud. COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE : Le jabiru d’Afrique se nourrit comme les grands hérons, en marchant lentement dans les eaux peu profondes. Il traque des proies comme les poissons, les crustacés et les amphibiens. Il cherche aussi en promenant son bec dans l’eau, capturant les proies grâce au contact, et de la même manière, il laisse « traîner » son bec dans la vase ou même dans la végétation. Il avale le poisson la tête la première, et ensuite, il va boire de l’eau. Les proies sont transpercées avec le bec. On le voit souvent en couples, mais parfois des groupes de 10 à 12 oiseaux peuvent être rencontrés. Le jabiru d’Afrique est un nicheur solitaire. Les partenaires restent probablement ensemble toute l’année et forme un couple permanent. Ils utilisent le même nid année après année. C’est pourquoi cette espèce a des parades moins élaborées que les autres cigognes. La parade la plus courante utilisée par les deux partenaires quand l’un d’entre eux revient au nid est le claquement du bec, avec la tête simultanément levée et baissée, le tout parfois accompagné de sortes de vocalises mais surtout de claquements de bec. Ces parades renforcent les liens du couple. Le jabiru d’Afrique est sédentaire, avec juste quelques déplacements locaux afin de trouver de la nourriture. VOL : Le jabiru d’Afrique est capable de s’envoler facilement grâce à sa belle envergure. Il s’envole avec des battements puissants, et ensuite, il plane gracieusement, mais il dépend des courants thermiques favorables. Il vole avec la tête, le cou et les pattes tendus, mais légèrement en dessous du niveau du corps. REPRODUCTION DE L’ESPECE: La saison de reproduction commence souvent à la fin de la saison des pluies ou pendant la saison sèche. Le jabiru d’Afrique nidifie en solitaire au sommet d’un grand arbre et près de l’eau, souvent isolé des dérangements. Ces oiseaux réutilisent souvent le même nid, ajoutant des nouveaux matériaux à la structure existante. Le nid est construit par les deux adultes. C’est un grand nid fait avec des rameaux de bois et relativement plat, mais cependant assez profond pour accueillir l’adulte qui incube. L’intérieur est tapissé de roseaux, de laîches et de boue. La femelle dépose habituellement 2 à 3 œufs. L’incubation dure environ 30 à 35 jours, partagée par les deux adultes. Les poussins sont couverts de duvet blanc et sont nourris par les parents. Ils quittent le nid entre 70 et 100 jours après la naissance. Cette espèce ne se reproduit pas tous les ans. Les jeunes d’un et deux ans restent dans le territoire parental jusqu’à la prochaine nidification. ALIMENTATION : Le jabiru d’Afrique se nourrit principalement de poissons, crustacés et amphibiens. Mais il prend aussi des reptiles, des petits mammifères et des jeunes oiseaux. Tandis qu’il marche dans l’eau il capture des grands scarabées d’eau. PROTECTION / MENACES / STATUTS : Le jabiru d’Afrique est largement répandu dans son habitat. Les populations sont relativement stables, mais menacées par les changements intervenus dans les zones humides, et l’usage intensif des pesticides. QUELQUES MESURES: L: 145 à 150 cm Env: 240 à 270 cm Poids: M: 5 à 7,5 kg – F: 5 à 7 Kg LONGEVITE : jusqu’à 36 ans

  • Le Tantale Ibis

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    Le Tantale Ibis (Mycteria ibis) Ordre : Ciconiiformes Famille : Ciconiidés ; Biométrie : Taille : 95 à 105 cm Envergure : 150 à 165 cm Identification : De loin, il ressemble beaucoup à un cigogne blanche. De près, la confusion est impossible en raison de la peau rouge et nue sur la moitié antérieure de la tête et du long bec jaune supérieur à 20 cm et légèrement arqué à l'extrémité. En outre, le plumage est nuancé de rose sur le dessus, la queue est noire. Les ailes sont noir et blanc, les pattes longues et rosées. Les juvéniles possèdent un plumage brun grisâtre, devenant blanchâtre au ventre, au bas-ventre et aux flancs. Le bec est grisâtre terne, la peau faciale jaune. Les pattes sont grises d'où la confusion peu probable avec d'autres ciconiidés Habitat : Il fréquente les paysages dégagés toujours situés à proximité d'un point d'eau. Ses endroits privilégiés sont les vasières des lacs, les marais, les cours d'eau à débit lent, les lagunes. On peut également l'observer sur les terrains inondés, dans les prairies voisines des eaux douces. La présence d'arbres, même clairsemés, est nécessaire pour la nidification. Comportements : Contrairement à la cigogne blanche qui prélève dans des milieux assez divers, le tantale ibis est peu enclin à s'alimenter loin de l'eau. En dehors de la période de nidification, il ne se regroupe pas en bandes, il ne fait pas preuve d'un grand comportement social et il ne supporte habituellement guère plus que la présence d'un seul compagnon. Il aime à s'isoler et patauger en eau peu profonde en se déplaçant lentement. C'est un oiseau peu actif et assez Tantale ibis indolent qui passe le plus clair de son temps à se reposer et à chercher sa nourriture. Le tantale ibis est un oiseau très discret : en dehors de la période nuptiale, il demeure silencieux. Nidification : Chez les tantales ibis, c'est la femelle qui prend l'initiative de la cour. Le mâle choisit l'emplacement du nid et les deux partenaires unissent leurs efforts pour bâtir une construction volumineuse composée presque exclusivement de branchettes. Les deux oiseaux participent vigoureusement à la tâche et le travail est généralement bouclé entre 7 et 10 jours. Ces nids sont toujours placés dans les arbres, bien à l'abri des prédateurs. Les tantales ibis se reproduisent toute l'année. Ils nichent en colonies, en compagnie d'autres échassiers. Un seul gros arbre peut contenir parfois plus de cinquante nids. La ponte n'excède pas en moyenne deux ou trois oeufs qui sont couvés pendant une durée d'environ 30 jours, ce qui est une moyenne conforme à celle des autres ciconiiformes vivant sur le continent africain. A l'intérieur des colonies mixtes, les tantales ibis se font remarquer par leurs sifflements. Régime : C'est un carnivore. Son régime est presque exclusivement constitué de poissons et d'insectes aquatiques. Cependant il peut compléter son régime avec des grenouilles et des vers qu'il trouve dans des mares peu profondes. Le tantale ibis fait preuve d'une adaptation remarquable. Il est connu pour avoir le réflexe musculaire du cou le plus rapide, ce qui l'autorise à capturer à peu près toutes les proies aquatiques qui passent à sa portée. Cependant, son étroit bec légèrement incurvé à son extrémité le limite et ne lui permet seulement de prendre que des proies de petite taille. Le tantale ibis utilise une technique remarquable qui lui apporte beaucoup de succès dans sa quête de nourriture. Il agite l'eau ou la boue avec une patte, ce qui dérange le poisson et le force à sortir. Le tantale immerge alors rapidement sa tête et harponne la victime avec son bec.

  • L'Anhinga d'Afrique

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    L'anhinga d'Afrique (Anhinga rufa - African Darter) C'est un proche parent des cormorans. Il s'en différencie par un cou plus long et un bec pointu alors que celui des cormorans est en crochet, un peu comme celui des rapaces. L'anhinga est un peu plus grand que le grand cormoran (96 cm). Sa coloration générale foncée est celle des cormorans ; toutefois, elle s'en distingue par la présence d'une bande claire sur le cou. L'anhinga possède une queue qu'il étale souvent en éventail. Cet oiseau se rencontre dans toute l'Afrique subsaharienne, dans les eaux douces, calmes généralement peu profondes où la végétation aquatique est peu abondante : lacs, étangs, lagons, marais, réservoirs, rivières à courant lent entourées par des ceintures de roseaux ou par des arbres qui surplombent l'eau. Ceux-ci servent de perchoirs sur lesquels l'anhinga sèche ses plumes à la manière des cormorans. L'anhinga est généralement solitaire, mais forme à l'occasion, en dehors de la saison de reproduction, des rassemblements de faible effectif. L'anhinga nage le corps complètement immergé, la tête dépassant seule en surface. Il plonge pendant des durées de 30 à 60 s à des profondeurs inférieures à celles atteintes par les cormorans. Il se nourrit seul et nage sous l'eau le cou replié en S. D'une brusque détente, provoquée par la contraction de muscles spécialisés du cou, il est capable de transpercer ses proies constituées pour l'essentiel de poissons (Tilapia, Haplochromis). En général, les petites proies sont transpercées uniquement par la mandibule inférieure alors que les grosses sont empalées sur les deux mandibules. A la suite d'une capture, l'anhinga remonte à la surface. Les petits poissons sont alors lancés dans l'air par des contorsions du cou et ensuite rattrapés la tête la première. Les gros poissons sont rapportés à terre et, quand ils sont fichés sur les deux mâchoires, l'anhinga a parfois de grosses difficultés à les sortir et à les lancer dans l'air. Cette opération de jonglerie dure de quelques secondes à plusieurs minutes dans le cas de proies particulièrement récalcitrantes. Les plumes du ventre et du dos retiennent de l'eau ce qui augmente la densité de l'oiseau et facilite sa progression sous l'eau. En revanche, cette adaptation à la plongée l'empêche de redécoller rapidement; il doit donc se sécher le corps, les ailes déployées dans une posture caractéristique. L'anhinga niche dans des arbres ou en groupe lâche d'une dizaine de couples, quelquefois avec les cormorans et des hérons. Il se reproduit toute l'année avec une préférence pour la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche. Les anhingas sont au dortoir dès le crépuscule et ne le quittent qu'après les premières lueurs du jour. La biologie de la reproduction est très proche de celle des cormorans, mais elle est moins bien connue. Les couples demeurent sur leur arbre de nidification alors que les non-reproducteurs se tiennent par paire ou Petit groupe sur les arbres morts près des zones de nourrissage.

  • Le Cormoran africain

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    Le Cormoran Africain (Microcarbo africanus - Reed Cormorant) Identification : Equivalent africain du cormoran pygmée, la confusion est hautement improbable en raison de sa stricte limitation géographique au banc d'Arguin, en Mauritanie. La confusion est par contre possible avec l'anhinga roux, mais uniquement pour des critères comportementaux, surtout lorsqu'il nage bas sur l'eau, corps immergé et seulement tête et cou apparents. L'adulte nuptial diffère du cormoran pygmée par la tête et le cou entièrement noirs avec une touffe de plumes sur le front. Les scapulaires et les couvertures alaires sont encore plus pâles, gris argenté, et ponctuées de noir. Le bec et la peau faciales sont jaunes. Pour les adultes non nicheurs, la discrimination est plus difficile entre les deux espèces. Les africains ont cependant Cormoran africain une poitrine et un ventre blanchâtres et non brun ou chamois comme ceux de leurs proches cousins, des scapulaires et des ailes moins contrastées qu'en plumage nuptial. Chez lui, le bec et la peau faciale sont jaunes, alors que le bec est brunâtre et la peau faciale noire chez le cormoran pygmée. Chant : Il est principalement silencieux , mais il émet occasionnellement des chuintements et un 'hahhahahaha' caquetant lorsqu'il se tient en colonies. Habitat : Le cormoran africain fréquente principalement les lacs, les étangs, rivières et lagunes d'eau douce. On le rencontre aussi à proximité de l'océan, dans les estuaires et autour des baies abritées et des mangroves. Assez fidèle à ses habitats, l'espèce se déplace cependant en fonction du temps. Elle passe la saison sèche près d'une rivière large et rejoint un plan d'eau à l'arrivée des pluies. Comportements : Le Cormoran africain est moins sociable que les autres cormorans et en dehors des colonies de reproduction, il se tient souvent seul ou en petits groupes. Perché bien droit sur une branche au-dessus de l'eau, le cormoran africain se tient ailes étendues pour sècher son plumage après avoir pêché. L'envergure déployée permet également à l'oiseau de se réchauffer après avoir plongé dans l'eau froid, et cette posture indique aussi à ses congénères la présence d'une bonne zone de pêche. Le dortoir, constitué souvent de quelques arbres entourés d'eau, peut-être partagé avec des cigognes, des hérons, des ibis ou avec d'autres cormorans. L'oiseau le quitte habituellement juste après l'aube et rejoint dans un premier temps un reposoir diurne avant d'aller pêcher. Nidification : Le cormoran africain atteint sa maturité sexuelle à l'âge de trois ou quatre ans. Une fois appariés, mâles et femelles réalisent une parade nuptiale de routine au cours de laquelle ils agitent énergiquement la tête, se toilettent mutuellement, se palpent du bec et entrelacent leur cou. La reproduction intervient à des moments divers de l'année et s'effectue au sein de colonies. Le nid est bâti en général à plusieurs Cormoran africain mètres au dessus de l'eau sur un arbre en partie immergé. C'est une plate-forme de branches et de végétation d'environ 25 cm de diamètre et de 2 à 4 centimètres d'épaisseur. La femelle y pond de 2 à 6 oeufs teintés de bleu ou de vert pâle. Les deux partenaires couvent alternativement pendant une période variant de 23 à 25 jours. A l'éclosion, les poussins sont nus et aveugles mais il se couvrent rapidement d'un duvet noir. Au début, les parents régurgitent la nourriture en partie digérée directement dans la bouche des petits. Mais, très rapidement, ces derniers apprennent à plonger leur bec dans la gorge de l'adulte pour y récupérer les poissons régurgités. Régime : Le cormoran africain passe environ un quart de sa journée à se nourrir. Il est plus particulièrement actif à l'aube et au crépuscule. Cet oiseau nage très bas sur l'eau, ne laissant souvent dépasser que sa tête et son bec. Son plumage n'est pas imperméable, l'eau y pénètre et en chasse l'air, si bien que l'oiseau peut plonger et atteindre ainsi rapidement le fond. Il nage sous l'eau Cormoran africain en maintenant les ailes fermées et en utilisant ses larges pattes entièrement palmées pour se propulser. Le cormoran africain se nourrit surtout de poissons. Il a un bec crochu qui lui permet de maintenir les proies glissantes. Il rapporte généralement le poisson à la surface avant de l'engloutir, la tête la première. L'espèce consomme également des grenouilles, des insectes aquatiques, des crustacés, tels que les écrevisses d'eau douce , et même des oisillons. Les jeunes sont nourris exclusivement de poissons régurgités.

  • Le Pygargue vocifère

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    Le Pygargue vocifère (Haliaeetus vocifer - African Fish Eagle) Identification : Ce rapace de taille moyenne présente une silhouette assez caractéristique, avec de longues et larges ailes arrondies, dépassant nettement la queue brève lorsque l'oiseau est perché ou au repos. Le pygargue vocifère possède une tête, un cou et une poitrine entièrement blancs. Ses couvertures alaires et son croupion sont noirs. Sa queue est blanche. Son ventre et ses épaules affichent une belle teinte châtain. Des culottes marron-roux surmontent des pattes jaunes et musclées aux griffes acérées. Le bec est majoritairement jaune avec une pointe noire. Comme chez la plupart des grands rapaces, la femelle est plus grande que le mâle. Les jeunes ont un aspect déguenillé et présentent une livrée brun-noir variable. Leur capuchon sombre contraste avec Pygargue vocifère la pâleur des joues. La poitrine est recouverte par une large bande blanche. Des stries sont visibles sur le manteau et sur les ailes. La base de la queue est blanchâtre. La cire et les pattes sont grises. Les jeunes pygargues n'obtiennent l'intégralité de leur plumage adulte que vers l'âge de 5 ans. Chant : Le Pygargue vocifère produit deux cris bien distincts. Lorsqu'il est à proximité du nid, il émet plus fréquemment des "quock", ceux de la femelle étant dans tous les cas légèrement plus perçants et moins mélodieux. Il pousse également des cris aigus, "kiou-kiou", rappelant à bien des égards ceux du goéland. Ces cris sont si connus et si limpides qu'on leur attribue souvent la dénomination de "voix de l'Afrique". Habitat : Espèce exclusivement aquatique, Le pygargue vocifère fréquente les abords des lacs, des grands fleuves, les marais et les côtes. Il s'installe près des pièces d'eau qui sont bordées de forêts ou de grands arbres car il a besoin de points d'observation situés à une grande hauteur pour surveiller toute l'étendue de son territoire de chasse. Ce dernier n'est généralement pas grand et ne dépasse souvent pas les deux kilomètres carrés quand il est situé aux abords d'un grand lac. Par contre, il peut mesurer jusqu'à 15 kilomètres ou plus s'il est placé à proximité d'une petite rivière, ce qui est plutôt rare. Le pygargue vocifère est endémique de l'Afrique au sud du Sahara. Comportements : Tout au long de l'année, même en dehors de la saison de nidification, les pygargues vocifères vivent en couples. Chez cette espèce, les liens conjugaux sont très forts et le signe de cet attachement mutuel, c'est que les oiseaux partagent souvent en commun les proies qu'ils ont capturées. Les pygargues vocifères passent bien plus de temps sur leur perchoir qu'en vol. Dès le milieu de la matinée, une fois qu'ils ont fini de pêcher, ils viennent s'installer dans les branches pour y passer le reste de la journée. Les pygargues vocifères chassent à l'affût, perchés sur un arbre. Dès qu'ils ont repéré une proie, ils s'élancent mais ne s'immergent pas totalement. Seules leurs pattes s'enfoncent sous la surface de l'eau. En certaines occasions, pour les besoins de leur prédation, il sont capables de pratiquer le vol stationnaire. La parade nuptiale est composé principalement de vols planés accompagnés de cris. Au cours des parades aériennes, les deux partenaires se saisissent rarement par les serres. Bien que certains oiseaux fuient les zones les plus humides, les pygargues vocifères sont plutôt sédentaires. Les jeunes sont très erratiques. Nidification : Le nid, bâti principalement de branches, est placé à une faible hauteur sur un arbre, de préférence un euphorbe situé tout près de l'eau. Comme il est réutilisé et amélioré à chaque nidification, il peut atteindre au fil des ans une taille respectable, 2 m de largeur sur un mètre de profondeur. Les nids récents sont de taille bien plus modeste. La ponte est composée de 2 oeufs qui sont couvés à tour de rôle par les 2 parents pendant une période qui varie de 6 à 7 semaines. Les jeunes aiglons sont nidicoles et ne s'envolent qu'au bout de 70-75 jours. Après avoir quitté le nid, ils sont encore dépendants de leur mère pour la nourriture pendant au moins deux mois. Passé cette date, ils deviennent autonomes. Régime : Le Pygargue vocifère est principalement piscivore. Les poissons qu'il capture, par exemple les tilapies et les poissons-chats pèsent entre 190 grammes et 3 kilos. Plus généralement, la moyenne des proies se situe entre 400 g et 1 kg. En dehors de cela, les aigles pêcheurs d'Afrique consomment également des rongeurs et des oiseaux d'eau tels que les cigognes, les ibis, les spatules, les foulques, les canards et plus particulièrement les flamands. Ils sont également connus pour consommer des charognes. Occasionnellement, les pygargues vocifères se livrent au kleptoparasitisme, c'est à dire qu'ils volent les proies capturées par d'autres espèces. Les hérons goliath souffrent particulièrement de cette pratique. Protection / Menaces : C'est un oiseau très courant sur le continent africain. Ses effectifs sont très nombreux et la population n'est absolument pas menacée.

  • Le Bec Ouvert Africain

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    Bec-ouvert africain (Anastomus lamelligerus - African Openbill) Le bec-ouvert africain est une cigogne de taille moyenne (91 cm) que l'on ne peut confondre avec aucune autre espèce. Tout son plumage est de coloration brun-noir. Chez les adultes, les deux mandibules, la supérieure étant rectiligne et l'inférieure courbe, ne se rejoignent qu'à leur extrémité laissant entre les deux un espace de 5 à 6 mm de hauteur. Le bec-ouvert africain est une espèce très grégaire qui habite les milieux aquatiques ouverts de l'Afrique tropicale. Il fréquente essentiellement les marais, les plaines inondées, les rizières, les rivières peu profondes, les bords des lacs et, d'une manière générale, les milieux aquatiques ou humides de grande taille dans lesquels il se nourrit. Le bec-ouvert se déplace en nombre, mais se nourrit seul. Il patauge dans la végétation marginale peu profonde ou parfois sur le dos des hippopotames. Le bec-ouvert se repose et dort dans les arbres, souvent dépourvus de feuilles, qui regroupent des oiseaux venus d'assez loin. La forme de son bec et les particularités anatomiques de son articulation avec le crâne reflète un régime alimentaire très particulier constitué exclusivement de coquillages et d'escargots aquatiques. Les premières descriptions de l'alimentation du bec ouvert qui indiquaient que cette espèce écrasait les mollusques, après les avoir coincés dans l'espace situé entre les deux mandibules, sont erronées. La réalité est bien plus extraordinaire. Le bec-ouvert capture l'escargot par l'extrémité du bec, la mandibule supérieure s'enfonce dans l'ouverture de la coquille et cloue l'animal tandis que la mandibule inférieure s'insinue entre l'opercule (petite structure coriace qui obture la coquille quand l'escargot s'y retire) et la coquille. Ce faisant, il coupe le muscle qui le retient à celle-ci.Le bec-ouvert extrait le corps de l'animal sans endommager la coquille. Quand il s'attaque à un coquillage (bivalve), il insère, près de la charnière, la mandibule inférieure entre les deux valves de la coquille et sectionne les muscles assurant sa fermeture. Les deux valves s'ouvrent alors à cause de l'élasticité de la charnière. La moule est alors mangée sans difficulté. Le bec-ouvert laisse aussi les bivalves qu'il a capturés dans l'eau, sur la berge, en plein soleil, ceux-ci s'ouvrent et l'oiseau n'a plus qu'à les manger sans effort. Le bec-ouvert niche essentiellement, durant les pluies, au sud de l'équateur. Il est présent au nord de l'équateur durant les périodes sèches de novembre à mai, mais il ne s'agit pas des oiseaux se reproduisant au sud de l'équateur. Les mouvements migratoires de cette espèce sont très mal compris. Dans ces déplacements, le bec-ouvert utilise les ascendances thermiques pour gagner de la hauteur, puis se laisse glisser jusqu'à la suivante, mais il bat également des ailes pour se déplacer. La reproduction du bec-ouvert ne semble pas être annuelle, mais souvent opportuniste. Il niche en colonie de taille variable (parfois plusieurs centaines de couples), sur des arbres, parfois avec d'autres cigognes, des ibis ou des hérons. Le comportement reproducteur est proche de celui des autres cigognes. Le mâle sélectionne un site, puis attire la femelle en baissant la tête et en levant alternativement chaque patte. Quand le couple est formé, la parade se poursuit comme chez les autres cigognes. Les deux parents construisent un nouveau nid, de 50 cm de diamètre, avec des branchettes et des plantes aquatiques et ajoutent des matériaux au cours de l'incubation et durant l'élevage. Les anciens nids sont rarement réutilisés d'une année sur l'autre. La ponte des 2 à 5 oeufs a lieu d'une manière générale au coeur de la saison des pluies. Il arrive que les becs-ouverts construisent des nids, mais ne pondent pas. On attribue ce fait à l'absence des escargots d'eau douce dont ils se nourrissent alors que les moules sont présentes et plus faciles à attraper. Néanmoins, ces derniers ne semblent pas convenir pour assurer l'alimentation durant la reproduction. Les deux parents assurent la couvaison d'une durée estimée à 2530 jours. Ils nourrissent les jeunes en régurgitant la nourriture dans le nid et de l'eau qui contribue à humidifier le nid. Les jeunes sont capables de voler à 50-55 jours, mais ne possèdent pas encore le bec typique des adultes qui se forme ultérieurement. Le succès reproducteur de cette espèce est en moyenne faible (moins d'un jeune par an et par couple) d'autant plus que tous les adultes ne se reproduisent pas. Dans certaines colonies, 3 jeunes peuvent être élevés avec succès alors que dans d'autres tous meurent.

  • Le Coucal de Burchell

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    Coucal de Burchell (Centropus burchelli) Description : Calotte et dos du cou noirs, dos et ailes roux brillant, queue noire. Parfois,la queue et le croupion sont barrés de blanc et de roux. Dessous blanc pur,parfois légèrement teinté de fauve. Gros bec noir, oeil rouge. L : 41 cm. Chant : Notes flûtées qui descendent puis remontent la gamme. Habitat : Hautes herbes luxuriantes de la savane, des marais, des lisières de forêts, des plantations de canne à sucre et des peuplements de palmiers. Reproduction : 3 oeufs sont déposés dans un nid en coupole fait de brins d'herbe, de racines et de minces brindilles. L'entrée latérale est placée assez haut. Distribution : Delta de l'Okavango. Comportement : Les coucals se comportent comme des lézards à plumes : ils sont assez lents et passent le plus clair de leur temps au sol. On les voit souvent au soleil, ailes et queue déployées. Alimentation : Ils se nourrissent d'insectes, crabes, grenouilles, petits serpents, rongeurs et petits oiseaux.

  • Le Drongo brillant

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    Le Drongo brillant ou Drongo commun (Dicrurus adsimilis) Description : Les drongos sont des oiseaux noirs, au port redressé, proches parents des étourneaux, avec une queue plus ou moins longue et fourchue. La tête est plus ou moins aplatie et le bec court, large et fort, est muni d'un crochet à l'extrémité de la mandibule supérieure. Le drongo commun atteint 26 cm de longueur, la queue est fourchue. La couleur générale du plumage est noire avec des reflets bleutés alors que le plumage de la tête semble avoir la consistance du velours. La base des rémiges est gris cendre. Les yeux sont rouges, les pattes et le bec sont noirs. Habitat : Le drongo commun est une espèce abondante et largement distribuée. Elle fréquente plus particulièrement les forêts sèches, les savanes parsemées d'arbres et de buissons, les zones cultivées et les lisières des forêts. Chant : Le chant est un mélange de notes fluides, nasillardes et d'imitations de Faucons, Aigles et Hiboux qu'il aime harceler. Ces cris sont rauques et grinçants. Comportement : Ce sont des oiseaux particulièrement agressifs qui pourchassent les rapaces hors de leur territoire. Le drongo se rencontre souvent seul ou par paire. C'est aussi un oiseau bruyant qui passe une grande partie de son temps à chanter. Durant la journée, il se perche bien en évidence sur des branches d'où il fond sur les insectes qui constituent l'essentiel de sa nourriture. Une fois capturée, la proie est maintenue avec les pattes et déchiquetée à la manière des rapaces. Son vol est ondulant et très agile quand il poursuit des rapaces. Reproduction : Le nid est construit sur une fourche horizontale, c'est une petite cuvette, assez plate, constituée de branchettes, de brindilles et de radicelles dans laquelle la femelle dépose en général 2 à 4 oeufs.

  • L'Echasse blanche

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    L'Echasse blanche (Himantopus himantopus - Black-winged Stilt) Identification : L'échasse blanche a le plumage noir et blanc avec les ailes entièrement noires, ainsi que le haut du dos et l'arrière du cou. Les parties inférieures sont blanches, avec un collier blanc contrastant avec le dos et la nuque noirs. La tête présente une face blanche, et le sommet de la calotte est noir. Les yeux sont rouges. Le bec long et fin est noir et droit. Les très longues pattes et les doigts sont rougeâtre rose. Les deux sexes sont presque semblables, mais la femelle est brunâtre alors que le mâle est plus noir et présente des plumes verdâtres brillantes. Le juvénile est plus clair que l'adulte. Chant : Le cri de l'échasse blanche est un son net, mais on entend aussi une sorte d'aboiement. Le cri d'alarme est long, Échasse blanche monotone et haut perché. Ces oiseaux sont bruyants sur leurs aires de reproduction. Habitat : L'échasse blanche vit principalement près des marais d'eau douce et salée, et dans les vasières, les lacs peu profonds, les lagunes côtières, les champs inondés et les rizières. Comportements : L'échasse blanche se nourrit généralement dans les eaux peu profondes, pataugeant et capturant des proies sur ou près de la surface. Parfois, elle peut plonger la tête sous la surface pour saisir quelqu'invertébré aquatique. Elle picore sa nourriture dans le sable ou dans l'eau. Cette espèce est bien adaptée à la vision nocturne, ce qui lui permet de se nourrir pendant les nuits sans lune. L'échasse marche vite, avec de grands pas, en pataugeant dans l'eau. L'échasse blanche niche en petites colonies allant de 2 à 50 couples, et les couples formés défendent vigoureusement leur nid et leur territoire. Elles peuvent nicher en colonies mixtes avec des avocettes. Quand elle se sent menacée près du nid, elle saute et s'élève avec les pattes remuant d'un côté à l'autre. Si un intrus approche quand les poussins sont dans le nid, l'échasse blanche effectue une parade afin de simuler une aile brisée pour éloigner l'intrus du nid. L'échasse blanche devient très active quand la saison de reproduction commence. Les mâles et les femelles effectuent de nombreuses révérences en agitant leurs ailes. Quand les parents se remplacent pendant l'incubation, le mâle prends des morceaux d'herbes sur le sol avec son bec, et les lance vers l'arrière sur ses épaules. Quand le mâle est tout près du nid, la femelle effectue la même parade. Vol : L'échasse blanche a un vol direct rapide, avec de rapides battements d'ailes. Elle vole souvent assez bas, mais en migration, l'échasse blanche peut voler à haute altitude. Nidification : Le nid de l'échasse blanche est une dépression peu profonde grattée dans le sol. Il est situé sur un tas de végétation, dans l'eau sur des herbes aquatiques, ou près de l'eau sur la rive. Le nid est fait d'herbes et de laîches. La femelle dépose 4 œufS entre mi-mai et mi-juin. L'incubation dure environ 25 jours, assurée par les deux parents. A la naissance, les poussins sont couverts de duvet foncé, avec des taches grises ou brun noirâtre. Les parties inférieures sont blanches. Les poussins sont nidifuges et quittent le nid pour aller se cacher dans la végétation environnante. Ils sont nourris par les deux parents. Ils s'envolent au bout de 4 semaines après la naissance, et deviennent indépendants 2 à 4 semaines plus tard. Régime : L'échasse blanche se nourrit d'insectes aquatiques, vers, têtards et larves de mouches, mais aussi de crustacés, mollusques et araignées. Protection / Menaces : L'échasse blanche n'est pas menacée et les populations semblent stables actuellement.

  • L'Aigrette garzette

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    Aigrette garzette (Egretta garzetta - Little Egret) Identification : L'aigrette garzette est la plus répandue des aigrettes. Corps élancé et élégant au plumage blanc. Long cou et bec noir très allongé. Longues pattes noires aux doigts jaunes. Lors de la reproduction, 2 ou 3 plumes ornent sa nuque et de fines plumes d'environ 20 cm naissent sur ses épaules, s'étendent sur le dos et retombent de chaque côté de la queue en panaches élégants. Ce sont ces plumes, appelées crosses, autrefois très convoitées par les femmes pour leur valeur ornementale, qui ont valu à ces oiseaux le nom d'aigrettes. Chant : L'aigrette garzette est habituellement silencieuse, excepté dans les colonies de nidification. Habitat : L'aigrette garzette se trouve dans une large variété de zones humides ouvertes, à l'intérieur Aigrette garzette des terres ou en zone côtière, dans des eaux peu profondes autour des lacs, près des rivières, des fleuves et dans les estuaires. Comportements : L'aigrette garzette chasse près de la végétation flottante, cherchant ses proies à l'ombre. Parfois, elle s'accroupit, avec les ailes partiellement déployées pour réduire la réverbération du soleil et procurer de l'ombre afin d'attirer quelque proie sous la surface de l'eau. Elle effectuera aussi des courses précipitées dans les Aigrette garzette zones peu profondes. Elle peut transpercer une proie dans l'eau en marchant lentement. On peut aussi la voir debout sur une seule patte, tandis qu'elle remue la vase avec l'autre pour effrayer les poissons, ou faisant des vagues avec la même patte sur la surface de l'eau pour prendre ses proies au piège et les amener près de son bec. La parade nuptiale montre le mâle avec le plumage gonflé quand une autre aigrette s'approche trop. Mâle et femelle ébouriffent leurs plumes et s'offrent mutuellement des brindilles avant l'accouplement, et quand le couple est formé, les deux adultes construisent le nid. Vol : L'aigrette garzette a un vol puissant, avec de lents battements d'ailes. Nidification : L'aigrette garzette niche en colonies, avec d'autres espèces d'ardéidés. Elles nichent dans les roselières, les zones broussailleuses humides ou les arbres près de l'eau, à une hauteur de 20 mètres. Le nid est une plate-forme faite de brindilles Aigrette garzette ou de roseaux. La femelle dépose 3 à 5 oeufs bleu verdâtre clair, à intervalles de un à deux jours. L'incubation commence avec le premier oeuf pondu, et dure environ de 21 à 25 jours, partagée par les deux parents. Les poussins naissent couverts de duvet blanc, et avec le bec et les pattes roses, devenant très vite bleu grisâtre. Ils sont nourris par les deux parents avec de la nourriture régurgitée directement dans leur bec. Au bout de trois semaines, les jeunes quittent le nid pour s'aventurer dans les branches proches. Ils effectuent leur premier vol au bout de cinq semaines avec leurs parents. Régime : L'aigrette garzette se nourrit de petits poissons, grenouilles, lézards, vers, crustacés, mollusques, et d'une grande quantité d'insectes. Protection / Menaces : La population d'aigrettes garzettes se maintient stable. Les problèmes principaux pour l'espèce sont la disparition et la modification de son habitat dues au drainage, au développement urbain et à la mise en culture.

  • La Grande Aigrette

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    Grande Aigrette (Ardea alba - Western Great Egret) Identification : La grande aigrette est un échassier vivant près des eaux douces. C'est le plus grand des hérons et des aigrettes d'Europe. Elle a approximativement la même taille que le héron cendré. Son plumage est entièrement blanc et elle ne possède pas de huppe. En période de reproduction, de très longues plumes ornementales, appelées "aigrettes" ou "crosses" descendent des épaules en barbes séparées et tombent sur la queue et le bas du dos. Les pattes (tarses) sont gris verdâtre ou noires sauf la partie supérieure (tibia) qui est jaune au printemps. Le long bec est jaune parfois noir, toujours jaune à la base. La grande aigrette ressemble au grand héron en phase blanche, mais celui-ci a les pattes jaunes et il est plus grand que la grande aigrette. Chant : La Grande Aigrette émet un "corr" bas et sonore. Quand elle est dérangée, elle pousse des cris rauques pour défendre son territoire. Habitat : Elle niche dans les roselières ou dans les arbres au bord des lacs et des grands étangs. Elle fréquente également les prairies humides et les rizières. Distribution : Son aire est assez vaste : sud-est de l'Europe, Proche-Orient, Asie Centrale, Orientale et Méridionale, Indonésie, Malaisie et Australie, Afrique au sud du Sahara, Amériques. Comportements : La grande aigrette se nourrit d'insectes et vertébrés aquatiques et terrestres. Elle utilise une patte pour agiter l'eau et faire sortir les proies, ou bien, elle marche lentement dans les eaux peu profondes, mais elle peut aussi rester sans bouger pendant de longues périodes en attendant le passage d'une proie, poisson ou insecte. Quand elle repère une proie, elle la transperce rapidement de son bec. Sur terre, elle capture aussi de petits mammifères, tels que les souris et les campagnols. La parade voit ces oiseaux dresser leurs magnifiques longues plumes du dos et du cou. Ces plumes sont déployées comme de grands éventails. Vol : La grande aigrette a un vol direct soutenu, avec de profonds et fermes battements d'ailes. Nidification : La grande aigrette niche isolement ou en colonies, parfois en compagnie d'autres hérons. Elle niche dans des arbres au-dessus de l'eau, à environ 6 à 12 mètres de hauteur ou dans des roselières. Le nid est une plate-forme lâche Grande Aigrette faite de rameaux de bois et de brindilles, de tiges de plantes aquatiques, et peu ou pas tapissé à l'intérieur. Les adultes ajoutent des matériaux en cours de nidification, jusqu'à l'envol des jeunes. Le même nid peut être employé année après année. La femelle dépose 4 à 5 œufs lisses, bleu verdâtre ou bleu clair. L'incubation dure environ 23 ou 24 jours, assurée par les deux adultes. Les poussins sont semi-nidifuges. Les deux parents les nourrissent par régurgitation directement dans le bec. Ils commencent à effectuer de courts vols à l'âge de 35 à 40 jours. Régime : La grande aigrette est piscivore. Son alimentation est assez ressemblante à celle des autres hérons : poissons, batraciens, insectes aquatiques, reptiles, petits rongeurs forment en effet l'ensemble de son menu. Protection / Menaces : La grande aigrette est à présent protégée par la loi, mais cette espèce est passée près de l'extinction à cause de l'engouement pour leurs longues plumes nuptiales qui ornaient les chapeaux des dames, au début du 20ème siècle, provocant de véritables massacres de ces oiseaux. La dégradation des zones humides, la perte de l'habitat et le développement des régions côtières sont des menaces importantes pour cette espèce.

  • La Grue caronculée

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    FAMILLE DES GRUIDÉS Les grues sont de grands oiseaux très hauts sur pattes, mais dont le bec droit est relativement court. Elles habitent la savane herbeuse, les marais, le lit des cours d'eau, souvent en bandes nombreuses en dehors de la saison des nids. Le couple est formé pour la vie et se livre à une danse nuptiale spectaculaire. Les grues poussent des cris en trompette. Lorsqu'elles volent en formation, en ligne ou en V, les ailes raides battent lentement et le cou est tendu. Sur les 15 espèces décrites dans le monde, 6 vivent en Afrique. Grue caronculée (Bugeranus carunculatus) Description : Grande, long cou blanc, calotte noire, peau nue rouge sur la face, caroncule couverte de petites plumes blanches sous la gorge. Ailes et dos gris clair, ventre et pattes blancs. Rémiges secondaires internes allongées comme une longue queue. Chant : Pendant la parade nuptiale, les 2 sexes émettent un cri perçant à l'unisson, en recourbant la tête sur le dos, bec pointant vers le ciel. Habitat : Vastes marais et zones herbeuses ouvertes. Comportement : Elle vit en bandes et rejoint souvent d'autres oiseaux ou les troupeaux d'herbivores. Elle est nomade, se déplaçant avec le cycle des inondations et de la sécheresse. Pour pêcher, elle met souvent le bec et la tête sous l'eau. Elle se nourrit aussi de tubercules de carex, de rhizomes, de graines, d'insectes et de grenouilles. Reproduction ! La danse nuptiale est très démonstrative, l'oiseau saute, fait la « révérence », jette des touffes d'herbe en l'air et crie avec les autres. L'espèce construit un très grand nid d'herbes au ras du sol, dans un marais. Distribution : Populations isolées sur les hauts plateaux éthiopiens, sud de la Tanzanie, Angola, Zambie, nord-ouest du Botswana, sud du Transvaal et hauts plateaux du Natal. La grue caronculée est une espèce menacée.

  • Le Tisserin à tête rousse

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    Tisserin à tête rousse (Ploceus velatus - Southern Masked Weaver) Description : De la taille d'un moineau, au bec fort, le tisserin à tête rousse se caractérise par un fort dimorphisme sexuel. Le mâle, dont je ne dispose d'aucune photo, se caractérise par un ventre, une nuque et une calotte jaune vif. Le front et la gorge présente une tache rousse très marquée. Les yeux sont rouges et le bec est noir. Le dos est vert olive légèrement tacheté de noir. La femelle, visible sur ces photos, est beaucoup plus terne et ne présente pas ce ventre jaune vif et les taches rousses. Le ventre et la calotte sont uniformément de couleur crème, plus ou moins foncé sur la tête. La gorge est jaune terne. Les yeux sont rouges et le bec est gris-rose. Chant : Caquetage siflé constant au nid. Habitat : Zones herbeuses plus ou moins arborées et parsemées de buisson, souvent plantées d'acacias. Forêt riveraines d'étendues d'eau. Jamais très loin d'un plan d'eau. Comportement: Oiseau grégaire qui peut vivre en colonies importante, jusqu'à 200 couples. Les femelles et les mâles se regroupent souvent cahacun de leur côté. C'est pourquoi, il n'est pas rare de rencontrer des dizaines de femelles sans voir un seul mâle ou l'inverse. Reproduction : Comme tous les Tisserins, le mâle de l'espèce tisse un petit nid d'herbes muni d'un couloir d'entrée. Lorsque les femelles de cette espèce cherchent un partenaire, les mâles se suspendent à leur nid, ailes déployées battant rapidement. Distribution : Toute l'Afrique australe de la Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, jusqu'au Cap. Cette espèce n'est pas menacée.

  • Le Traquet d'Arnott

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    Le Traquet d'Arnott (Arnot's Chat - Myrmecocichla arnoti) Le Traquet d'Arnott est un oiseau d'Afrique australe qui appartient à la famille des Muscicapidae, groupe d'oiseaux comme les Grives, les Merles, les Traquets... Description : Il existe chez cette espèce un léger dimorphisme sexuel signalé dans la description ci-dessous. Le Traquet d'Arnott mesure environ 18 cm et pèse environ 33 grammes. Chez le mâle, la tête est de couleur noire tachetée de blanc, avec parfois la calotte toute blanche, et une large un bande sourcilière blanche. Elle est entièrement noire pour la femelle. Le bec est de couleur noire. La gorge est noire pour le mâle et largement blanche pour la femelle, parfois jusque sur la nuque, les pattes sont noires et le dos est également noir. Les petites couvertures alaires sont blanches ou tachetées de blanc. Les yeux sont bruns. Les juvéniles présentent un mélange des deux sexes au niveau du plumage blanc, le noir ou le blanc prenant le dessus à l'âge adulte suivant le sexe. Habitudes alimentaires : Cet oiseau se nourrit d'insectes comme les papillons, abeilles, guêpes, sauterelles et fourmis. Il fourrage au sol à la rechetrche de ces invertébrés qu'il transporte sur une branche avant de les tuer et de les manger. Reproduction : Oiseau monogame, le couple est formé pour la vie. L'oiseau pond entre 2 et 4 oeufs de couleur verte. Le nid est construit dans la cavité d'un vieux tronc, en hauteur dans la canopée, protégé des prédateurs par le feuillage vert et dense. Il est réutilisé d'une saison de nidification à l'autre. Répartition : On rencontre le Traquet d'Arnott dans les forêts denses de toute l'Afrique australe. Cette espèce n'est pas menacée.

  • Le Traquet du Cap

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    Traquet du Cap (Oenanthe pileata - Capped Wheatear) Originaire de l'Afrique du Sud, Le Traquet du Cap est un petit passereau insectivore de la famille des Muscicapidae. Description : Cette espèce commune est facilement identifiable parmi les traquets. Il n'y a pas de dimorphisme sexuel. Seuls les juvéniles se distinguent légèrement des adultes. Il mesure environ 18 cm et pèse environ 32 g. Ses pattes et son bec pointu sont noirs. L'adulte a un capuchon noir, les joues et la poitrine noires. Une large bande blanche au dessus des yeux fait le tour de la tête. La gorge est égalment blanche. Le reste du corps et les parties inférieures sont blanches avec des tons chamois sur les flancs et le bas-ventre. Comme d'autres traquets, il a une queue de plumes noires. Le juvénile a une calotte et des couvertures parotiques (joues) brunes. La bande noire de la poitrine est étroite et diffuse. Attention cependant à ne pas le confondre avec le Traquet motteux migrant dont la bande noire diffuse est de plus grande taille. Le motteux migrant possède aussi des plumes blanches à la base des rectrices, ce qui permet de le distinguer du juvénile Traquet du Cap. Habitat : Il a une préférence pour les zones ouvertes, non boisées, y compris celles résultant du piétinement, du passage ou du pâturage. On le trouve aussi dans les zones herbeuses et les broussailles, les prairie sablonneuses et caillouteuses. Comportement : Le Traquet du Cap passe la plupart de son temps à scruter son territoire du haut d'une roche ou plus rarement d'une branche d'Acacia lui servant de poste d'observation. Cette espèce solitaire se nourrit d'insectes , en particulier de fourmis. Comme d'autres Traquets, il se perche sur les monticules ou piétaille sur l'herbe rase, ou vole à basse altitude. Chant : Le Traquet du Cap émet est un gazouillis mélodieux et fort entrecoupé de bavardages répétés et courts. Son cris d'alarme est un "chik-chik" strident. Reproduction : Il est monogame et construit un nid de paille, d'herbes et de feuilles dans un trou dans le sol ou une termitière. En règle générale la femelle pond trois ou quatre œufs, et parfois plus. Distribution : Présent très largement dans toute l'Afrique australe Mouvements migratoires : Il est en grande partie non-migrateur , mais s'engage parfois dans des mouvements saisonniers de faible amplitude, souvent liés aux précipitations et aux zones d'élevage.

  • Le Vanneau armé

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    Vanneau armé (Vanellus armatus - Blacksmith Lapwing) Les vanneaux, aussi appelés pluviers, sont des échassiers de taille moyenne (28 à 30 cm). On dénombre en Afrique une dizaine d'espèces parmi lesquelles deux sont très abondantes. Il s'agit du vanneau armé (Vanellus armatus) et du vanneau couronné (Vanellus coronatus) qui présentent une large distribution. Le vanneau armé et le vanneau couronné sont deux espèces d'Afrique australe. Le vanneau armé est présent de l'Afrique du Sud au centre du Kenya. Description : Le vanneau armé se reconnaît aisément grâce à ces trois couleurs gris, blanc et noir. La tête, la gorge, la poitrine et le dos sont noirs, ainsi que le bec et les pattes. Les ailes sont grises, seules les rémiges primaires et scapulaires sont noires. Le front, la nuque et le ventre sont les seules parties blanches. Il n'y a aucun dimorphisme sexuel. Habitat : Le vanneau armé habite souvent près des rives des lacs aux eaux douces et saumâtres, près des marais ou près des trous d'eau dans des zones sèches. Il fréquente également les prairies où paissent les troupeaux domestiques mais aussi les terres agricoles (champ de luzerne...). Comportement : Le vanneau armé se nourrit d'insectes, de larves, de vers... Quand il chasse, il court sur une courte distance, s'arrête, fixe le sol, saisit une proie et recommence. A la façon du héron garde-bœufs, il suit les gros animaux qui, dans leurs déplacements, soulèvent d'innombrables invertébrés dont il se nourrit. On l'a aussi observé nettoyer les dents des crocodiles. Lorsqu'il est inquiété par un prédateur ou un touriste peu précautionneux, il lance des « click-click » d'alarme dont la fréquence augmente avec l'anxiété, puis, il s'envole. Le vanneau armé est très territorial et strictement monogame. Il se porte souvent sur un monticule pour mieux surveiller son territoire. On le rencontre seul ou en couple. En dehors de la période de reproduction, les vanneaux armés forment des regroupements comptant parfois plus de 100 individus. L'agressivité envers les congénères baisse à ce moment, mais d'une manière générale, il est très agressif avec ses semblables, mais aussi avec les autres espèces, même les gros mammifères qui s'approchent de son nid ou de ses lieux de nourrissage. Face à un danger, il préfère courir plutôt que s'envoler et adopte un comportement de détournement en jouant à l'oiseau blessé. Quand cette espèce couve et qu'elle est attaquée par un rapace, l'adulte de garde quitte le nid et se place à un mètre de celui-ci, tandis que l'autre fait semblant de couver à une vingtaine de mètres de là, ce qui éloigne ce prédateur du nid. Reproduction : La reproduction du vanneau armé s'étale sur deux périodes : de mars à mai et de septembre à décembre. Le nid n'est qu'une simple excavation dans le sol creusée par des mouvements latéraux du poitrail. Le vanneau armé utilise aussi les empreintes laissées par des animaux comme le gnou. Les deux partenaires tapissent le nid avec des morceaux de bois, des herbes sèches. La femelle pond 3 ou 4 neufs qui sont alternativement couvés par les deux parents pendant environ un mois. La mortalité des jeunes est importante. Ils sont victimes des pluies torrentielles, des passages du bétail et des Ongulés sauvages et de prédateurs comme les corbeaux, les goélands, les chacals et même les fourmis. Lorsque des fourmis safaris (Dorylus) s'attaquent aux neufs, les parents les transportent dans l'eau. Les fourmis quittent alors le nid et les parents les re-déposent ensuite dans celui-ci ! Menaces : Cette espèce n'est pas menacée en dépit d'une mortalité importante due aux prédateurs.

  • Le Vanneau couronné

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    Le Vanneau couronné (Vanellus coronatus - Crowned Lapwing) Les vanneaux, aussi appelés pluviers, sont des échassiers de taille moyenne (28 à 30 cm). On dénombre en Afrique une dizaine d'espèces parmi lesquelles deux sont très abondantes et une assez fréquente. Il s'agit du vanneau armé (Vanellus armatus) et du vanneau couronné (Vanellus coronatus) qui présentent une large distribution. Le vanneau armé et le vanneau couronné sont deux espèces d'Afrique australe. Le vanneau couronné possède une vaste aire de répartition de l'Afrique du Sud à l'Éthiopie. Il est très commun dans la région concernée où il étend son domaine avec l'extension des activités humaines agricoles. Description : Le vanneau couronné est facilement identifiable par la couleur sépia qui couvre sa poitrine son cou et ses joues. Son front et le dessus de sa tête sont noirs. Le ventre est blanc ainsi que la couronne qu'il possède au sommet de la tête et qui lui a valu son nom. Le bec, dont l'extrémité est noire, et les pattes sont rouges. Les ailes sépia possèdent des rémiges primaires noires. Les plumes de la queue sont noir et blanc à leur extrémité. Habitat : Le vanneau couronné habite les milieux secs et ouverts. Les savanes, les steppes arbustives ou arborées, les semi-déserts et les brûlis sont ses habitats naturels. On le rencontre aussi dans les zones ouvertes par l'homme (aéroports, bords de route, cultures, prairies...). Contrairement au vanneau armé, il ne recherche pas la présence de l'eau. Comportement : Beaucoup moins territorial que le vanneau armé, le vanneau couronné est plus sociable. Néanmoins, l'agressivité entre individus existe surtout lorsque leur densité augmente. Les vanneaux couronnés se poursuivent dans de longues courses au sol, ou se battent en vol. La nourriture du vanneau couronné se compose essentiellement d'insectes et de leurs larves (termites et coléoptères). Face à un danger, il préfère courir plutôt que s'envoler et adopte un comportement de détournement en jouant à l'oiseau blessé. Quand cette espèce couve et qu'elle est attaquée par un rapace, l'adulte de garde quitte le nid et se place à un mètre de celui-ci, tandis que l'autre fait semblant de couver à une vingtaine de mètres de là, ce qui éloigne ce prédateur du nid. Chant : Dans tous ces moments d'excitation, le vanneau couronné est très bruyant et lance des « kii wiit wiit » très caractéristiques qui s'entendent même la nuit. Reproduction : Le vanneau couronné est en principe monogame. Son nid ressemble à celui du vanneau armé. C'est une dépression qu'il creuse dans le sol et qu'il aménage avec des débris de feuilles et des herbes. Cette espèce se reproduit de mars à avril et de septembre à novembre. Les deux parents couvent les 4 neufs pendant environ un mois. Ils accompagnent les jeunes à la recherche de la nourriture. La mortalité est importante, elle est principalement due aux écrasements du nid et à l'activité de prédateurs comme les rapaces, les mangoustes, les chacals et les cobras. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée en dépit d'une mortalité importante due aux prédateurs.

  • Le Vautour Africain

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    Vautour africain (Gyps africanus - White-backed Vulture) Par leurs moeurs, les vautours apparaissent analogues à des hyènes à plumes. Ils sont associés à la mort, aux carcasses éventrées dans la savane. Le long cou mobile de certaines espèces évoque un serpent (à plumes!) s'engouffrant dans les entrailles des cadavres. Déplumés par endroits, on les dirait atteints de la gale. Leurs serres ne sont pas aussi puissantes que celles des aigles ou des faucons. Ils sont pour la plupart incapables de saisir des proies et de les transporter. Les vautours sont donc obligés d'avaler leur nourriture sur place. En dépit de ces aspects, que certains trouvent, peu engageants, les sept principales espèces de vautours carnivores habitant l'Afrique sont indispensables au fonctionnement de l'écosystème savane. Description : Le vautour africain mesure 2,20 m d'envergure et atteint un poids moyen de 5,4 kg. Le bec est brun et le plumage est brun uniforme. En vol, le vautour africain présente une ligne blanche antérieure sur l'aile. Les vautours Africains se rassemblent en grand nombre sur les cadavres. En quelques heures, parfois plusieurs centaines convergent sur le lieu d'une chasse. Leur cou serpentiforme dépourvu de plumes, leur langue barbelée sont particulièrement efficaces dans l'extraction et la consommation des viscères se trouvant encore au centre de la carcasse, mais ils consomment aussi n'importe quelle partie. Ces vautours enfournent rapidement jusqu'à un kilo de nourriture, ce qui les rend incapables de redécoller. Habitat : Le vautour africain habite au sud du Sahara, mais évite les zones forestières humides et l'Afrique australe. Distribution : La répartition des vautours africain est calquée sur celle des grands troupeaux d'herbivores qui forment leurs aliments potentiels. Comportement : Les vautours africains se regroupent dans les arbres 2 ou 3 heures avant le coucher du soleil et ne repartent que 2 ou 3 heures après l'aube. Les vautours Africains volent au-dessus des troupeaux. Quand ils nidifient, les vautours font la navette entre leurs aires et les concentrations de gibiers les plus proches. Les vautours en quête de nourriture patrouillent le matin et en début d'après-midi au-dessus des troupeaux. Ils montent, en décrivant des cercles, portés par des courants ascendants à une altitude de 400 m au-dessus du sol. Entre les différentes ascendances, les vautours Africains parcourent des distances d'un à deux kilomètres dans différentes directions. Ils volent à une vitesse d'environ 65 km/h, la tête tournée vers le sol. En fait, ils recherchent plutôt des regroupements de vautours que des cadavres. Le vautour africain est en concurrence avec différents mammifères charognards dont le plus impressionnant est sans conteste l'hyène tachetée qui peut le tenir à distance d'une carcasse. La seule façon de concurrencer les hyènes sur un cadavre est d'arriver sur place avant elles. Les hyènes courent vers les lieux où des vautours descendent. Pour une distance de 4 km, compte tenu de leurs vitesses respectives (l'hyène étant deux fois moins rapide), le vautour arrive sur place trois minutes avant. Ce qui, eu égard à sa vitesse d'ingestion, lui laisse le temps de prélever suffisamment de nourriture. Quand les vautours ne peuvent décoller faute d'ascendance aérienne, les hyènes, guidées par leur olfaction, arrivent les premières sur les cadavres. Ces vautours sont avantagés par rapport aux hyènes, car ils cherchent chaque jour de la nourriture à plus d'une centaine de kilomètres de leurs nids alors que les hyènes ne s'éloignent de plus de 50 km de leurs tanières. Ainsi, grâce à leur plus grande vitesse de déplacement et à leur vol d'un faible coût énergétique, ces vautours se nourrissent sur les mêmes ressources que les hyènes alors qu'ils ne peuvent leur tenir tête. Sur un cadavre, le vautour africain est souvent le plus abondant des vautours, mais ils sont repoussés par l'oricou qui est nettement plus gros. Les vautours Africains, avec leurs becs relativement faibles et leurs longs cous peu puissants, sont incapables d'entamer la peau d'un cadavre de grande taille. En revanche, ils sont particulièrement efficaces pour s'insinuer par les divers orifices naturels et les entailles de la peau qui offrent moins de résistance. Ainsi, par ces ouvertures, ils prélèvent les intestins et les chairs molles et s'engouffrent même dans le cadavre. Sur une carcasse, on rencontre deux types de vautours les premiers arrivés qui sont déjà repus et les arrivants affamés. Ces derniers, après être restés quelques instants à l'écart, s'approchent le cou bas et les ailes légèrement dépliées pour participer au festin. Le vautour Africain est souvent précédé par l'Oricou, sauf quand les distances les séparant de la charogne est grande, car l'Africain vole plus vite que l'Oricou. Mais une fois sur place, l'Oricou chassera l'Africain. Nidification : Le vautour africain établit son aire dans les arbres bordant les cours d'eau et se trouve disséminé sur une grande surface. Les vautours Africains se reproduisent quasiment toute l'année avec une préférence pendant ou juste après les pluies. Les nids, de petite taille (1 m de diamètre pour une hauteur de 45 cm à 1 m), sont construits par les deux parents. Ils sont réutilisés d'une saison à l'autre. La femelle pond un seul oeuf qui est couvé pendant 55 jours par les deux parents. A la naissance, le jeune vautour africain ne pèse que 150 g. Il atteint 4,7 kg à 80 jours, sa croissance corporelle est achevée à trois mois, mais ses ailes continuent à s'allonger jusqu'à son premier vol. Pendant encore un mois, le jeune est dépendant de ses parents. Les jeunes ne peuvent entrer en compétition avec les adultes et se dispersent rapidement. La longévité dépasse sans doute 20 ans. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.

  • Les Autres Vautours du Botswana

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    Le Vautourd Charognard ou néophron moine (Necrosyrtes monachus - Hooded Vulture) Identification : Cette espèce, plus petite que les autres espèces de vautours, se caractérise par un bec moins robuste. Le vautour charognard possède une belle envergure pour un poids relativement léger, ce qui fait de lui un meilleur planeur. Le vautour charognard est entièrement marron avec la tête rose. Comportement : Les Néophron moines sont les derniers vautours à quitter une carcasse. Ils se contentent des débris laissés par les autres vautours et les Carnivores. Cette espèce fréquente aussi les habitats humains et se nourrit sur les décharges. Le vautour charognard et le percnoptère d'Egypte sont les deux plus petits vautours et possèdent des becs fins. Ils volent moins vite que les autres, mais leur faible charge alaire leur donne de meilleures performances dans les ascendances. Ce qui leur permet de décoller tôt le matin et d'arriver les premiers sur les carcasses alors que les autres espèces n'ont pas encore décollé. En revanche, ils volent lentement entre les ascendances. Dans les ascendances, les vautours charognards se regroupent et convergent sur le lieu d'une chasse. Apparemment, cette espèce n'a pas d'aires de nourrissage bien définies et parcoure jusqu'à une trentaine de kilomètres pour se nourrir. Distribution : Le vautour charognard possède la même distribution que le vautour africain, mais présente une amplitude écologique plus importante. On le trouve du niveau de la mer, à 4000 m d'altitude et dans les déserts à la forêt équatoriale. Nidification : Le vautour charognard établit son nid dans les régions boisées, mais les aires ne sont pas regroupées près des sources de nourriture comme celles du vautour africain. Le vautour charognard ne pond qu'un seul œuf, couvé pendant 46 jours essentiellement par la femelle. A 4 mois, le jeune vole, mais il est encore dépendant de ses parents pendant environ un mois. Près des villes, il trouve assez de nourriture alors que, dans la nature, il ne peut entrer en compétition avec les autres vautours et de ce fait meurt de faim. Le succès reproducteur est faible d'autant plus que les couples ne se reproduisent pas chaque année. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée. Vautour chassefiente (Gyps coprotheres - Cape Vulture) Identification : Vautour chassefiente Les adultes présentent une livrée très pâle, presque blanche, en tout cas plus pâle que n'importe quelle autre espèce de vautour de cette taille. Le dos et les parties inférieures sont couleur crème, contrastant avec les rémiges et la pointe de la queue qui sont noires. La peau nue du cou et de la face sont gris-bleu-ardoise, ainsi que les pattes et les pieds. Le bec est noir et l'iris affiche une couleur jaune-miel. Le mâle et la femelle sont identiques. Les juvéniles ont un plumage plus brun, strié de noir sur les parties inférieures. Ils ont des yeux bruns et un cou rosâtre. Leur croupion est constitué de plumes lancéolées. Ils ressemblent aux immatures des vautours africains (Gyps africanus), mais ils sont plus grands et ont des scapulaires Vautour chassefiente plus claires. Chant : Des caquètements et des sifflements peuvent être entendus lorsque les oiseaux se nourrissent sur une carcasse ou qu'ils élèvent les petits au nid. Habitat : Pour ses différents besoins, le vautour chassefiente utilise 2 types d'habitats bien distincts : il recherche sa nourriture dans les régions ouvertes, c'est à dire les prairies et les zones boisées. Il choisit plus particulièrement les pâturages dans lesquels les troupeaux Vautour chassefiente sont nombreux et leur taux de mortalité particulièrement élevé. Pendant la période de reproduction, il est dépendant des hautes falaises pour l'installation de son nid, mais dans la journée, il s'en éloigne parfois beaucoup. Il plane alors au-dessus de son territoire de chasse où il se perche dans des arbres ou à défaut sur des pylônes qui lui permettent d'avoir une excellent vue sur les paysages alentour. Le vautour chassefiente vit du niveau de la mer (dans le sud-ouest de la province du Cap) jusqu'à 3100 mètres d'altitude (zones montagneuses du Lesotho). Distribution : Cet oiseau est endémique d'Afrique du Sud, encore qu'il puisse vagabonder et errer au nord du fleuve Zambèze, dans le sud de la Zambie. On le trouve principalement dans les régions nord et est de ce pays et il y possède 2 bastions très importants : le premier Vautour chassefiente englobe le nord du Transvaal et l'est du Botswana, le second plus étendu comprend les régions montagneuses du Lesotho, le Transkei et la partie occidentale du Natal. Une population isolée vit également dans la province du Cap. De petites colonies subsistent dans le nord de la Namibie, le centre du Zimbabwe et à la frontière entre le Swaziland et le Mozambique. Comportements : Lorsqu'ils sont en quête de nourriture, les vautours chassefiente passent de longs moments dans les airs. En vol, le groupe forme un réseau capable de communiquer des informations sur tout ce qui peut être utile à la collectivité, notamment la présence d'autres "nettoyeurs" sur le site qu'ils ont repéré. En raison de leur excellente vue qui est environ 8 fois supérieure à celle d'un humain, les vautours repèrent leurs proies de fort loin. La compétition est souvent féroce autour de la carcasse Dès que la curée Vautour chassefiente commence, une soudaine frénésie s'empare souvent du groupe. Ces oiseaux se bousculent sans ménagement et sautent les uns sur les autres pour avoir accès à la nourriture. Une carcasse d'impala peut être nettoyée en quelques minutes. Celle d'une vache ou d'un buffle demande plusieurs heures pour être dépecée. Les vautours chassefiente possède une langue rugueuse comme une pelle, ce qui leur permet d'emmagasiner une grande quantité de viande, de tendons et d'os en un temps assez limité. Cette nourriture avalée à la hâte est stockée dans leur jabot avant d'être digérée. En concurrence avec d'autres espèces de vautours et notamment avec les Vautour chassefiente vautours africains (Gyp africanus) , les vautours chassefiente sont souvent dominants et imposent leur stature. En éliminant les cadavres, ils jouent un rôle primordial et évitent la propagation des épidémies. Les vautours chassefiente ont souvent une image d'oiseaux malpropres et nauséabonds quand ils mangent. Cette réputation doit être corrigée car en fait, ils sont très soucieux de leur propreté, se lissant régulièrement les plumes et se baignant souvent. Ils s'exposent sans limite au soleil, étendant largement les ailes, ce qui contribue à éliminer les virus et les bactéries. Nidification : Les vautours chassefiente nichent en colonies. Ils se reproduisent entre mai et novembre dans toutes les régions. Bien qu'il ait une parenté assez nombreuse, le mâle est fidèle à une seule compagne avec laquelle il entretien des liens conjugaux solides. Les deux partenaires construisent ensemble leur nid sur la corniche d'une falaise rocheuse. L'endroit est généralement assez inaccessible mais il se voit de très loin à cause des nombreuses déjections blanches qui tapissent la façade en dessous du nid. Le nid peut être une structure assez élaborée construite avec des branches et des végétaux, mais les œufs peuvent aussi être déposés directement sur le sol de la corniche, ce qui les rend particulièrement vulnérables par temps de blizzard. La ponte ne comprend généralement qu'un seul œuf, de couleur blanche, parfois avec quelques marques rougeâtre. Les deux parents se relaient pour couver pendant 53 jours. Le jeune vautour est nidicole et reste au nid pendant près de 5 mois. Il est nourri par régurgitation de la bouche à la bouche. 65% des jeunes survivent après la première année. Régime : Les vautours chassefiente sont exclusivement nécrophages, c'est à dire qu'ils consomment uniquement des carcasses d'animaux morts ou des charognes. Malgré les croyances de certains éleveurs, ils ne s'attaquent jamais à des animaux vivants, à moins qu'ils ne soient malades ou très considérablement affaiblis. Signe de cette distinction, les vautours chassefiente possèdent des serres aptes pour déchirer les chairs et non pas à tuer. En Afrique Méridionale, les hordes de grands animaux ont nettement diminué, ce qui rend l'alimentation des jeunes très problématique. En raison du manque de calcium qui leur est fourni par les os des carcasses, ces derniers développent parfois des maladies du squelette et des déformations des os. Protection / Menaces : Les vautours chassefiente sont victimes de leur mauvaise réputation. Ils sont souvent considérés par les éleveurs comme indésirables et ils subissent de leur part de nombreuses persécutions comme l'empoisonnement des carcasses. Ces vautours heurtent parfois les lignes à haute-tension. L'amélioration des techniques d'élevage diminue considérablement la mortalité du bétail, donc inévitablement le nombre des cadavres. Le surpâturage entraîne la prolifération des arbustes et des buissons qui masquent d'autant la visibilité et empêchent la découverte des corps. La prolifération des bruits dans les colonies peut entraîner de fortes perturbations dans le développement des couvées. Pour toutes ces raisons, le vautour chassefiente est considéré par de nombreux organismes ornithologiques comme une espèce vulnérable. Le Vautour Oricou (Torgos tracheliotus - Lappet-faced Vulture) Identification : Le vautour oricou mesure 2,60 d'envergure pour un poids n'excédant pas 6,8 kg. Il possède donc une faible charge alaire qui le prédispose à décoller tôt et à planer. Le vautour oricou possède un plumage noirâtre mais se différencie surtout par la possession d'un cou et d'une tête roses. En vol, il se distingue des par un ventre pâle et des ailes larges. Comportement : Cette espèce arrive très rapidement sur un cadavre ou au contraire s'y montre en dernier. Elle ne forme jamais des rassemblements comme les autres espèces, même si le festin dure des heures. Elle est spécialisée dans la récupération des parties les plus coriaces d'une carcasse et, à l'occasion, elle est capable de tuer de jeunes animaux ou des individus sans défense. Le vautour oricou patrouille de la même façon que les autres espèces, mais le plus souvent en couple. Le vautour oricou arrive très souvent le premier sur les cadavres frais, ce qui suppose qu'il patrouille à la recherche de sa nourriture et ne se laisse pas guider par le comportement des autres vautours comme le font le vautour africain et le vautour de Rüppell. Avec son bec particulièrement fort et son cou trapu et robuste, il entame la peau des cadavres. Il mange principalement des lambeaux de viande coriace qu'il arrache avec son bec épais mais aussi les tendons, les os et la peau qui ne sont pas consommés par les espèces précédentes. Sur les carcasses, il se maintient à la périphérie et vole la nourriture à toutes les autres espèces de vautours. En revanche, il se fait dérober sa nourriture par les chacals. Le vautour oricou attaque les colonies de flamants, tue les adultes et les jeunes et mange aussi les oeufs. Il consomme aussi des criquets et des termites. Avec sa charge alaire inférieure à celles des autres espèces, due à ses énormes ailes, l'oricou est particulièrement adapté à l'utilisation des ascendances aériennes même de faible portance. Il prend donc l'air en général plus tôt que les autres espèces. En revanche, il est défavorisé sur les grandes distances à parcourir contrairement aux vautours africain et de Rüppell. Il est quasiment incapable de décoller sans l'aide des ascendances aériennes. Distribution : Equivalent écologique du vautour moine européen, le vautour oricou est peu abondant. Il habite plutôt les zones semi-arides plus ou moins arborées. Ainsi, sa répartition géographique est subsaharienne et il est absent des forêts humides. Il évite aussi les zones boisées qui n'autorisent pas la vision du sol. Nidification : Il établit son aire sur le sommet d'arbres bas et épineux. Les nids sont très dispersés. Des comportements d'agression en vol contre des individus de sa propre espèce laissent supposer que l'oricou défend un territoire qui contient son nid et de la nourriture en quantité suffisante tout au long de la saison de reproduction. Le vautour oricou se reproduit toute l'année avec une préférence pour la fin de la saison sèche et le début de la période des pluies. Le nid, construit par les deux parents, est à l'inverse des vautours africain et de Rüppell, particulièrement volumineux (2,50 m de diamètre pour un mètre de hauteur). La biologie de la reproduction est proche de celle des deux espèces précédentes. A la naissance, le jeune pèse 200 g et atteint 7 kg à trois mois. Son développement est lent et il ne prend son envol que 4 mois après sa naissance. II a encore besoin de ses parents pendant une période allant d'un mois à 6 mois, car il ne peut repousser les adultes de son espèce sur les carcasses; en revanche, il éloigne les vautours de plus petite taille. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.

  • Le Mahali à sourcils blancs

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    Mahali à sourcils blancs (Plocepasser mahali - White-browed Sparrow-Weaver) Le Mahali à sourcils blancs est un oiseau d'Afrique australe qui appartient au groupe des Ploceidae. Description : The White-browed Sparrow-Weaver has a height of 18 cms and weighs around 47 gms. Le Mahali à sourcils blancs mesure 18 cm et pèse environ 47 grammes. La tête est brune, tandis que le bec est noir ou gris rose. Le mahali Plocepasser a une gorge blanche, des pattes brunes et un dos marron. Les yeux sont bruns. Comportement : Cet oiseau se nourrit principalement d'insectes et plus particulièrement de papillons, abeilles, guêpes, sauterelles et de fourmis qu'il chasse en piétaillant au sol et au pied des arbres. On le voit aussi manger des fruits et des graines dans les arbustes. L'oiseau se rencontre aussi bien en pleine nature qu'à proximité des habitats humains, les parcs et jardins, les bâtiments abandonnés. Il vit en petits groupes familiaux, en couple, mais aussi en colonies. Reproduction : Le Mahali à sourcils blancs est un oiseau monogame qui partage sa vie et se reproduit avec le même partenaire pour la vie. La femelle pond entre 1 et 3 oeufs de couleur rose. Le nid est construit en hauteur dans la canopée des arbres et est protégé des prédateurs par les branches et le feuillage vert et dense. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.

  • L'Oedicneme vermiculé

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    Œdicnème vermiculé (Burhinus vermiculatus - Water Thick-knee) Description : Auparavant connu sous le nom afrikaans de "dikkop" qui signifie «Grosse tête», je suppose que le récent changement taxonimique anglo-saxon de "Genoux épais des zones humides" pourrait être considérée comme une petite amélioration! Cette espèce est parfois appelée "Courlis Pierre" dans certaines parties du monde, ce qui est un peu moins péjoratif vis à vis de l'intelligence de l'oiseau ou de son aspect physique. Parfois, il est aussi appelé "pluvier aux yeux ronds". Le nom scientifique de l'œdicnème vermiculé est Burhinus vermiculatus. "Burhinus" vient du grec et signifie "gros nez" et "vermiculatus" du latin vermiculé qui signifie "orné de motifs sinueux imitant les traces des vers, ou d'animaux invertébrés de forme allongée qui rampent..." L'œdicnème vermiculé serait donc en fait un oiseau à gros bec orné de motifs striés ! C'est finalement une assez belle description de cet oiseau... L'œdicnème vermiculé est un pluvier qui mesure 40 cm et possède une envergure d'environ 2m à l'âge adulte. Il n'y a pas de dimorphisme sexuel chez cette espèce. L'oiseau est strié brun foncé et brun clair sur le haut du corps, avec des barres alaires grises. Les parties inférieures sont plus claires et les oiseaux sont striés de brun sur la poitrine. Les yeux sont jaunes ou vert pâle, le bec est noir et les pattes d'un gris-verdâtre. Distribution : Localement commun, l'œdicnème vermiculé se trouve dans les parties les plus humides de l'Est de l'Afrique australe. Comportement : On le trouve généralement le long des rivières ou des barrages, des lacs, des marécages ou sur les plages, où il se nourrit de termites, d'insectes, de mollusques, de petits poissons et de crustacés. Les Œdicnèmes vermiculés sont généralement des oiseaux solitaires, en couple lors de la reproduction, mais que l'on peut aussi rencontrer en petites colonies en de hors de la période de reproduction. Ils sont principalement nocturnes ou crépusculaires, mais on peut les entendre en plein jour, lorsqu'ils poussent leur triste «ti-ti-ti". En dépit de leur belle aptitude au vol, ils semblent préférer courir que de voler quand on les dérange. Nidification : Les Œdicnèmes vermiculés sont monogames. Leur nid n'est qu'un trou creusé dans le sable, le plus souvent cachés parmi des pierres ou des buissons sur la rive d'une rivière ou d'un barrage, généralement assez près de l'eau. La femelle pond une couvée de deux œufs pâles de couleur crème ponctués de taches brunes. Les œufs éclosent après une période d'incubation d'environ 24 jours. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.

  • L'Ombrette

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    Ombrette africaine (Scopus umbretta - Hamerkop) Description : L'ombrette est le seul membre de la famille des scopidés. En vol, elle ressemble beaucoup à une cigogne mais son bec massif et légèrement crochu à son extrémité fait penser plutôt à celui d'un héron. Le cou et les pattes sont plus courts que ceux de la plupart des ciconiidés. La queue est brève, les ailes sont grandes, larges et arrondies à leur extrémité. Dans son ensemble, le plumage est brun terne ou brun-orange avec des reflets violacés sur le dos. La queue et le bout des ailes sont plus clairs. Les longues pattes sont gris noirâtre et une huppe particulière de forme allongée surmonte sa tête, constituant l'élément principal de reconnaissance de cet oiseau. Chant : Les ombrettes africaines sont majoritairement silencieuses excepté lorsqu'elles sont en groupe. Dans ce cas, elles sont bruyantes et leurs vocalisations sont composées surtout de jacassements ou de gloussements. Elles poussent également des cris stridents en vol. L'ombrette a aussi l'habitude de pousser des cris stridents avant une averse. Habitat : L'ombrette recherche les milieux aquatiques pourvus d'arbres. Elle vit près des marais, des cours d'eau et des estuaires où elle peut chercher sa nourriture en eau peu profonde. On peut la trouver dans les endroits irrigués telles que les rizières, mais également dans les savanes et les forêts humides non éloignées de points d'eau. Cet oiseau est sédentaire et territorial, ce qui ne l'empêche pas d'effectuer des déplacements à la saison humide pour trouver des endroits qui lui conviennent au mieux. Lors de la construction de barrages ou de canaux, les ombrettes colonisent immédiatement les nouvelles pièces d'eau ainsi créées. L'ombrette est endémique de l'Afrique au sud du Sahara. Son aire s'étend jusqu'à Madagascar mais également jusqu'aux côtes situées dans le sud-ouest de la péninsule arabique, de l'autre côté de la mer Rouge. Comportements : Vivant en général en solitaire ou en couple, l'ombrette peut également former de petits groupes. Pendant la parade, le mâle tourne en sautillant autour de sa partenaire d'une façon quelque peu grotesque ou caricaturale. Il lui arrive également de pratiquer une cérémonie de "faux accouplement" au cours de laquelle il grimpe sur le dos de sa partenaire, sans pratiquer de copulation. Surtout active pendant la journée, cette espèce africaine sédentaire s'observe d'ordinaire en eau peu profonde ou bien en vol. Les ombrettes sont des constructeurs infatigables : elles construisent 3 à 5 nids par saison, même lorsqu'elles ne se reproduisent pas. Cette activité débordante fait le bonheur de nombreuses espèces. Outre les effraies et les rapaces diurnes qui sont les premiers utilisateurs, les serpents ou même des mammifères comme les genettes occupent alors ces lieux inoccupés. Vol : En vol, sa silhouette rappelle beaucoup celle d'une cigogne mais elle Ombrette africaine se déplace plus lentement avec des battements d'ailes peu rapides qui alternent avec des vols planés. Nidification : L'ombrette construit un très gros nid par rapport à sa taille. Il n'est pas aplati comme celui d'une cigogne mais coiffé d'un dôme, avec un tunnel d'accès et une petite chambre intérieure. Le couple met six semaines à l'édifier, dans un arbre ou sur une falaise. Cette construction élaborée a des parois larges de 30 centimètres et un toit deux fois plus épais. Les deux partenaires s'entraident, l'un deux enfonçant dans l'édifice une branchette que l'autre tire de son côté. Une fois que toutes les branches sont disposées, certaines atteignant 60 centimètres de long, l'une des ombrettes va chercher de la boue et des algues afin d'en cimenter le nid. Ce dernier est ensuite garni d'un matelas intérieur d'herbes. Un tel nid est très prisé par des oiseaux tels les hiboux ou les rapaces diurnes qui n'hésitent pas à en chasser les ombrettes s'ils le peuvent. L'ombrette s'apparie sans doute pour la vie. La saison de nidification varie en fonction de la région. La ponte comprend 3 à 7 œufs dont l'incubation dure de 28 à 30 jours. Les deux adultes couvent à tour de rôle puis se partagent le nourrissage des jeunes, qui sont couverts d'un duvet grisâtre à l'éclosion. Parvenues à l'âge de trente jours, les jeunes ombrettes ont toutes leurs plumes mais elles restent encore au nid pendant vingt jours supplémentaires. La nichée se disperse ensuite assez rapidement mais les adultes reviennent d'ordinaire au même nid l'année suivante, pour élever une autre couvée. Régime : L'ombrette africaine recherche sa nourriture pendant la journée, effectuant une courte interruption à midi pour se reposer. Elle inspecte les berges et leurs abords sur ses longues pattes, utilisant son excellente vue pour guetter toutes sortes de proies aquatiques qu'elle capture de son bec comprimé latéralement. Parfois, elle survole lentement la surface de l'eau avant de fondre sur sa victime. Son menu est constitué principalement de têtards et de grenouilles du genre Xenopus, mais elle ne dédaigne pas non plus les insectes, les crevettes, les poissons et les petits animaux analogues. Protection / Menaces : L'ombrette est une espèce assez commune dont les effectifs sont assez stables. Elle bénéficie d'une assez sulfureuse réputation car de nombreux africains sont persuadés qu'elle porte malheur. Les malgaches Ombrette africaine croient que ceux qui détruisent un nid d'ombrette peuvent attraper la lèpre. Un poème de cette île l'appelle l'oiseau du diable. Les Bochimans du Kalahari sont persuadés que ceux qui dérobent un nid d'ombrette seront touchés par la foudre. De telles croyances contribuent involontairement à protéger l'espèce.

  • L'Outarde Kori

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    Outarde kori (Ardeotis kori - Kori Bustard) Description : L'outarde de kori est un oiseau de très grande taille avec un corps massif et trapu, un cou allongé et de très longues pattes. Elle affiche un front et un capuchon noirs. La tête et le cou sont grisâtres, finement rayés de noir. Le sourcil et le menton sont blancs, séparés des joues de la même couleur par une étroite ligne noire. Les parties supérieures, y compris les ailes sont entièrement brunes. Les épaules blanches sont marquées de motifs écaillés noirs. Le dessous est blanc ou blanc chamoisé, avec parfois quelques légères vermiculures brunes. Le bec est étroit, moyennement long et de couleur grise. Les pattes sont jaunâtres, les iris brun sombre. Les femelles sont en moyenne 20% plus petites que les mâles et leur silhouette est plus svelte et plus élancée. Il faut dire que leur poids est 50 à 60% inférieur à celui de leur partenaire. La race struthiunculus qui vit en Afrique Centrale et Orientale présente un plumage qui, à quelques détails près, est tout à fait similaire. Chant : L'outarde kori est plutôt silencieuse et n'est pas très communicative. Toutefois, pendant les parades, elle produit des cris assourdissants qu'on peut retranscrire de la façon suivante : "wum, wum, wum, wum, wumwum". Habitat : L'outarde kori apprécie particulièrement les savanes arides ou semi-arides, les prairies et les pâturages avec des arbres ou des buissons épars. Dans les contrées sèches et ouvertes, elle vit souvent à proximité des rangées d'arbres qui bordent les cours d'eau, ce qui lui permet de trouver un refuge confortable et ombragé pendant les périodes de canicule. Ces alignements d'arbres lui servent également quand elle veut trouver un abri dans les situations de danger. En Afrique Méridionale, l'outadre kori fréquente les régions qui reçoivent entre 100 et 600 millimètres de précipitations par an. Elle évite les véritables déserts comme ceux de Namibie ou du Kalahari, mais elle pénètre volontiers dans les vallées où les pluies sont rares. Elle tire également un trait sur toutes les régions boisées qui possède des canopées relativement fournies. Les deux-sous-espèces (kori et struthiunculus) aiment bien vivre dans des espaces couverts d'herbes rases qui procurent une bonne visibilité sur leur environnement. La seconde fréquente des altitudes plus importantes, s'installant entre 700 et 2000 mètres. Distribution : L'outarde kori est répartie en deux populations Outarde kori bien distinctes. La race nominale (Ardeotis kori kori) vit en Afrique Australe dans l'extrême sud de l'Angola, la Namibie, le Botswana, le sud du Zimbabwe, le sud du Mozambique et le nord-ouest de l'Afrique du Sud . Ses bastions forts, là ou sa densité est la plus élevée, se situent au Botswana et dans le nord de la Namibie. La race struthiunculus vit en Afrique Orientale au nord de l'Ouganda, à l'est de l'Ethiopie, dans l'extrême nord-ouest de la Somalie, au Kenya et dans le nord-est de la Tanzanie. Les deux populations sont parfaitement isolées l'une de l'autre par la large ceinture de miombos (grands arbres) qui couvre la plus grande partie de l'Afrique Centrale. Comportements : Les parades nuptiales sont particulièrement spectaculaires. Les mâles hérissent les longues plumes de leur cou et gonflent leur œsophage qui peut atteindre 4 fois la taille normale, prenant un aspect bulbeux et très massif. Les rectrices sont dressées de façon à dévoiler le blanc des sous-caudales. Les ailes tombent le long du corps et descendent si bas que les pointes des primaires touchent le sol. Ce comportement si particulier consiste à séduire une partenaire. Durant la parade de la femelle, le mâle effectue des courbettes, gonfle son cou et produit un claquement sec avec son bec. Il peut également émettre un cri bas qui résonne sourdement. L'outarde kori est une espèce assez silencieuse et peu craintive. On la trouve généralement en solitaire ou en petits groupes de 2 ou 3 individus. Exceptionnellement, on peut la trouver en rassemblements plus importants qui peuvent regrouper jusqu'à 18 individus lorsque les conditions sont très favorables. Compte-tenu de sa taille et de l'environnement Outarde kori qu'elle fréquente, c'est une espèce très facile à observer, d'autant qu'elle se déplace assez lentement. L'outarde kori n'est pas migratrice. Toutefois, en hiver, cette espèce à tendance à se déplacer vers l'est ou du moins, vers la partie sud-est de son aire. On ne possède pas d'explications franches sur ces mouvement mais il semble bien qu'ils soient liés à la chute des précipitations. Vol : Les outardes koris sont principalement des oiseaux terrestres. Ils recherchent leur nourriture à terre en marchant lentement. Cependant, s'ils s'estiment en danger, ces oiseaux peuvent décoller et voler sur de relatives longues distances. Comme certains mâles atteignent parfois le poids remarquable d'un vingtaine de kilos, cette espèce est indiscutablement l'oiseau volant le plus lourd du monde Nidification : Les outardes koris sont des oiseaux polygames. Les divers prétendants se réunissent au moment de la reproduction. Les mâles sont très expressifs et démonstratifs, essayant par leurs rituels de remporter la compétition qui les opposent à leurs rivaux. Dès qu'ils sont parvenus à leur but, ils s'accouplent avec leur promise et se mettent immédiatement en quête d'une nouvelle partenaire. Il va sans dire que les mâles ne jouent absolument aucun rôle dans l'incubation ainsi que dans l'éducation et le soin des jeunes. Une fois qu'elle a été fécondée, la femelle s'occupe de ponte. Comme la plupart des autres outardes, elle dépose ses oeufs à terre dans une petite dépression qui porte difficilement le nom de nid. Elle pond 1 ou 2 oeufs, de couleur olive clair avec des taches brunes. L'incubation dure 23 ou 24 jours. Les oisillons sont précoces et sont capables de suivre leur mère, simplement quelques heures après l'éclosion. Ils restent avec elle jusqu'à ce qu'ils aient acquis la totalité de leur plumage, ce qui prend environ 5 semaines. Les juvéniles atteignent leur maturité sexuelle au bout de 2 ans. Régime : Les outardes koris sont des oiseaux omnivores, mais ils ont tendance à être bien plus carnivores que la plupart des autres espèces d'outardes d'Afrique Méridionale. Leur régime comporte un assez grand pourcentage d'insectes. Cette denrée est quasiment hégémonique pendant la période de reproduction, en particulier quand elles élèvent les oisillons. Toutefois, ces oiseaux consomment également une grande variété de petits mammifères, des lézards et des serpents. Ils complètent leur menu avec des matières végétales telles que les graines, les baies ou d'autres sortes de plantes. Occasionnellement les outardes koris se délectent de charognes. On ne sait pas exactement si elles se nourrissent de la gomme des arbres ou si elles ingurgitent uniquement les insectes qui y sont collés. Les outardes koris figurent parmi les rares oiseaux qui se désaltèrent en aspirant le liquide d'un seul trait alors que la plupart des autres espèces procèdent par petites lapées successives. Protection / Menaces : L'outarde kori est en léger déclin. Dans certaines régions comme le Swaziland, elle a même totalement disparu depuis les années soixante. La race struthiunculus est assez courante en Tanzanie et dans les plaines du Serengeti. Compte-tenu de la dégradation continuelle des savanes et de leur mise en valeur comme terres agricoles, de la pression de la chasse et du faible taux de reproduction, l'avenir de l'espèce n'est pas si radieux. Un espoir cependant, elle se reproduit bien dans les zoos. Le détail de ses mœurs Outarde kori et la nature de ses besoins sont ainsi étudiés. L'outarde kori continue à être classée comme ne posant pas de problèmes majeurs.

  • L'Outarde à miroir blanc

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    Outarde à miroir blanc (Afrotis afraoides - Northern Black Korhaan) Description : Les vexilles internes des primaires affichent une large bande blanche qui est très visible lorsque l'oiseau est en vol. La tête le cou, la totalité des parties inférieures et les rémiges forment un bel ensemble noir. La belle tache circulaire blanche qui orne les couvertures auriculaires en arrière des yeux et la bande de la même couleur qui couvre le haut du manteau sont plus évidentes. Les parties supérieures sont brunes avec des vermiculures blanches. La femelle est plus brune que son partenaire. Les mouchetures qui ornent les parties supérieures se développent jusqu'à la tête et jusqu'au cou. La poitrine blanche contraste fortement avec le ventre noir de suie. Les immatures ressemblent aux femelles, mais les plumes du capuchon, du dos et des couvertures alaires ont des pointes blanches. Il existe 2 sous-espèces très semblables : La race etochae, celle de la photo, présente au Botswana et la race damarensis, plutôt présente vers la Namibie. Chez le mâle, le blanc des oreillons s'étend jusqu'à l'iris. Chant : L'outarde à miroir blanc, pendant la reproduction, est une espèce très bruyante, sans doute dans le but de marquer le territoire. Habitat : L'outarde à miroir blanc à tendance à préférer les régions ouvertes de prairies où les herbes mesurent de 50 cm à 1 mètre. On la trouve également dans les zones à petits arbrisseaux, dans les semi-déserts broussailleux, les dunes herbeuses et les savanes pourvues de buissons. Elle est souvent présente dans les prairies surpâturées ou dans celles qui sont recouvertes par une végétation clairsemée, y compris dans certaines anciennes cultures reconverties en friches. Les mâles profitent de la présence de petits promontoires ou de termitières pour signaler leur présence. Distribution : L'outarde à miroir blanc vit en Afrique Australe. Elle occupe partiellement les différentes provinces du Cap mais la partie la plus importante de son aire s'étend surtout en direction du nord vers le Transvaal, l'Etat Libre d'Orange, le Botswana et la Namibie. Comportements : La plupart des outardes optent pour des paysages ouverts car ils leur permettent de voir venir le danger de loin, ce qui leur laisse généralement une assez longue marge de réaction. L'outarde à miroir blanc constitue une exception et elle opte volontiers pour les contrées buissonneuses, les clairières couvertes d'épineux et plaines à longues herbes où le danger est moins rapidement détecté mais où les opportunités pour se dissimuler sont plus nombreuses. Le mâle s'éclipse souvent dans le couvert avec la tête et le cou dressés dans une posture d'alarme très caractéristique. La femelle adopte une attitude très différente, elle scrute par dessus sa queue pour se rendre compte d'une éventuelle menace. Dans cette habitat relativement protégé, les deux partenaires ont un comportement fort différent : le mâle est bruyant, cherchant en toutes occasions à se mettre en valeur alors que la femelle est très discrète et cherche à passer inaperçue. Bien que les deux partenaires aient un plumage cryptique, le mâle présente un livrée plus éclatante que sa compagne. Chacun possède le plumage qui convient à son rôle. Le mâle tente de séduire et d'attirer une partenaire. La femelle, livrée à son propre sort pour couver et élever les petits essaie de se faire aussi discrète que possible pour échapper aux prédateurs. L'outarde à miroir blanc recherche sa nourriture en solitaire ou en couples. Dans sa quête d'aliments, elle marche lentement sur Outarde à miroir blanc le sol en picorant. Elle pénètre parfois dans les zones ou dans les régions perturbées par les humains pour trouver les ressources qui lui conviennent. Vivant dans des contrées où les amplitudes de températures ne sont pas très marquées, elle est sédentaire sur l'ensemble de son aire de distribution. Nidification : Au Transvaal, la saison de nidification se déroule pendant presque tous les mois de l'année. La période de pointe a lieu de septembre à avril et en juillet. Ailleurs, l'outarde à miroir blanc niche de septembre à avril, mais les mâles se manifestent par leurs cris pendant toute l'année. L'outarde à miroir est un oiseau polygame. Les parades sont très élaborées et impliquent à la fois un mâle et plusieurs femelles qui accomplissent ensemble des poursuites enjouées et des vols ondoyants. Pendant la période de reproduction, le mâle entretien un territoire de 200-300 mètres carrés qu'il défend avec agressivité contre les autres mâles qui essaient de s'y introduire. L'outarde à miroir blanc ne construit pas de nid, il dépose directement la ponte sur le sol nu, près d'un arbuste. Celle-ci contient 1 ou 2 œufs que la femelle couve seule pendant 19 à 21 jours. Les poussins ont un duvet marron clair avec des taches brun foncé. Régime : L'outarde à miroir blanc possède un régime mixte, elle consomme autant de matières organiques que de végétaux. Dans la catégorie des invertébrés, son menu est dominé par les termites, particulièrement au mois de mai et juin lors que les termites récolteurs (Hodotermes massambicus) sont au summum de leur activité. Elle ingurgite également des coléoptères (surtout des curculionidés) et des sauterelles. La partie végétale de la diète comprend surtout des graines. Le sumac africain (Rhus lancea), les arbrisseaux à baie du genre Lycium , le maïs et la myrsine à feuilles aiguës sont les plus appréciés. Protection / Menaces : L'espèce n'est pas globalement menacée. Elle est même assez répandue sur l'ensemble de son aire de distribution. Dans un habitat optimum, les mâles sont distants de 300 à 500 mètres les uns des autres. L'outarde à miroir possède de nombreux prédateurs : l'aigle ravisseur, l'aigle martial, l'autour chanteur (Melierax canorus) et le grand-duc de verreaux.

  • L'Outarde houpette

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    Outarde houppette (Lophotis ruficrista - Red-crested Korhaan) Description : Le mâle de l'Outarde houppette a la tête grise avec une large bande noire au sommet du crâne et une zone de plumes rougeâtres à la nuque ce qui lui a valu son nom en anglais de " Red-crested bustard ". Le bec est court et gris. Le dessus de l'adulte est marron clair moucheté de noir et de chamois. Le cou est gris-chamois, la poitrine blanche, le ventre et les sous-caudales marron foncé. Ses pattes sont gris Outarde houppette jaunâtre et elle a trois doigts épais mais pas de pouce comme l'ensemble des outardes. La femelle a la tête plus marron, une crête plus réduite et une large bande blanche traverse le bas de la poitrine. Le dimorphisme sexuel est maximum en période nuptiale et se limite, pour l'essentiel, à la couleur du plumage. Les immatures ressemblent aux femelles. Chant : Pendant la parade nuptiale, elles chantent en duo un rapide " wuk-wuk-wuk_wuk " qui monte en volume et en fréquence jusqu'à devenir un " wuka-wuka-wuka-wuka ". Son chant territorial est une série de " Tic-tic-tic-tic " rapides se transformant en un sifflet perçant et aigu " phee-phee-phee-phee ". Parmi les outardes, la houpette est une des rares à émettre des sifflements avec celles de l'Oustalet et de Savile. Habitat : L'outarde houppette est pratiquement endémique des régions du sud de l'Afrique. Elle aime les régions arides et semi-arides qui offrent une végétation protectrice. On la trouve dans les boisements clairs ou denses. Elle résiste jour et nuit à des températures très élevées. Distribution : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Mozambique, Namibie, Zambie. Comportements : Elle est, en général, observée seule ou en couple dans des buissons. A d'autres périodes, on peut la rencontrer en groupes très importants. La parade nuptiale est très spectaculaire. La parade des mâles commence par des chants puis ils s'élèvent en un rapide vol vertical d'une vingtaine de mètres. En haut de leur course, ils basculent leur corps en arrière, les pattes en avant, pour ensuite se laisser choir les ailes ouvertes vers le haut. Quelques rares fois il a été observé, que, dans son état d'excitation, le mâle rate sa réception au sol. La parade aérienne se fait généralement en direction d'une femelle mais il semble qu'ils se servent également de cette démonstration pour délimiter leur territoire et éloigner les autres prétendants. Lorsqu'une femelle est contactée, les plumes de la calotte du mâle se dressent pour former une crête. Les plumes de la gorge et du cou se gonflent. Après l'accouplement, le mâle s'en va et recommence une autre parade dans l'espoir d'attirer une autre femelle. L'outarde houppette n'a pas de glandes uropygiennes, ce qui la contraint à faire des bains de poussière pour sa toilette. L'outarde houppette est l'un des rares oiseaux à boire en aspirant le liquide contrairement à la plupart des autres oiseaux qui prennent des gorgées. Bien qu'elle se déplace en fonction des précipitations et des ressources alimentaires, on ne peut la classer comme un oiseau véritablement migrateur. Vol : L'outarde houppette peut voler mais préfère rester au sol. Elle ne vole qu'en cas d'urgence. Nidification : La maturité sexuelle semble être atteinte entre dix et douze mois, comme semble l'affirmer l'observation d'une femelle en captivité. La saison des amours n'est pas bien définie pour cette espèce mais elle se situe très probablement entre septembre et décembre avec des variations en fonction de la latitude. L'outarde houppette construit son nid au sol et de préférence à l'abri d'une touffe d'herbe ou d'un buisson, qui protègera les poussins des prédateurs. Elle utilise un léger creux qu'elle garnit sommairement de paille et de feuilles. La ponte comporte généralement deux oeufs de couleur olive-brun à rose-chamois avec des marques brun sombre. La période d'incubation dure de 19 à 21 jours. Les poussins, très précoces, sont capables de quitter le nid, au bout de quelques jours après l'éclosion, pour suivre leur mère. L'émancipation survient au bout de quatre à cinq semaines d'élevage, mais les jeunes restent auprès de leur mère pendant plusieurs mois. Régime : L'outarde houppette est omnivore. Elle a une préférence marquée pour les fruits, baies et graines. Elle fouille d'ordinaire le sol pour trouver à manger. Les insectes ont une large part dans son alimentation et plus particulièrement dans la période d'élevage des jeunes. Elle consomme, entre autre, des coléoptères, des larves de coléoptères, des sauterelles, des fourmis et des mille-pattes. Ces invertébrés sont le plus souvent saisis en vol. Occasionnellement elle capture des petits vertébrés tels que les lapereaux et divers petits rongeurs. Elle saisit ces petits mammifères au sol et les tue à l'aide de ses griffes avant de les manger. Protection / Menaces : L'espèce n'est pas considérée comme mondialement menacée.

  • Le Marabout d'Afrique

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    Marabout d'Afrique (Leptoptilos crumeniferus - Marabou Stork) Description : Énorme, chauve, disgracieux, pourvu d'un bec imposant, sont les quatre qualificatifs qui caractérisent le mieux le marabout d'Afrique. Tous ces détails, s'ajoutant au dessus gris-ardoise, au dessous blanchâtre, aux longues pattes sales et à la collerette ébouriffée, rendent cet oiseau très reconnaissable. Les adultes peuvent présenter une poche gulaire nue et pendante lorsque le cou est étendu. Au sol, les marabouts adoptent une posture très caractéristique : debout avec la tête rentré dans les épaules ou assis sur les tarses. En vol, contrairement aux autres ciconiiformes, ils volent le cou replié à la façon des hérons. Habitat : Bien que souvent observé dans les marais ou au bord des lacs et cours d'eau africains, le marabout n'est pas lié à l'eau. Il vit et se nourrit aussi dans la brousse aride et dégagée et la savane arborée, partout où la température est assez élevée pour produire des courants thermiques aériens sur lesquels il plane en cercles. Comportements : La plupart sont sédentaires mais ceux du sud et du nord peuvent se déplacer vers le centre du continent pour y nicher. Le marabout est confiant, se laisse approcher et s'aventure souvent près des villages pour se nourrir dans les décharges. On peut le voir seul mais il forme plutôt de petites bandes et se réunit sur les sites de nourrissage ou pour les déplacements migratoires. C'est lorsqu'il plane que le marabout apparaît dans toute sa majesté, patte et cou étendus. Il est alors facile à identifier grâce à sa grande taille et à son bec massif. En raison de sa taille et de son poids, il plane longuement, sans battre des ailes afin d'économiser l'énergie. La particularité la plus frappante du marabout est son énorme sac gulaire dont l'utilité n'est pas établie. Ce pourrait être une réserve de nourriture ou, comme il est plus saillant durant la nidification, un attribut utilisé pendant les parades nuptiales. Il sert en tout cas de coussin pour supporter le poids du gros bec ! Nidification : Le marabout n'est pas adulte avant trois ou quatre ans et seule une petite partie de la population se reproduit chaque année. Il niche souvent en colonies à proximité de sites nourriciers comme les régions d'élevage, les implantations humaines ou les secteurs riches en troupeaux d'herbivores. Les colonies sont volontiers mixtes et comprennent souvent des pélicans nicheurs. Avant l'accouplement, le mâle et la femelle paradent et claquent du bec. Ils édifient un nid de branchettes dans un arbre ou parmi les rochers. La femelle y pond deux ou trois œufs blancs à la fin de la saison des pluies, afin que les jeunes puissent être élevés durant la saison sèche. A cette époque, les rudes conditions affectent les grands mammifères et les carcasses abondent. Les poissons sont également des proies faciles pendant la saison sèche, lorsqu'ils se concentrent dans les eaux marécageuses qui régressent vite. Les deux adultes se relaient pour couver les œufs pendant 30 jours. Ils nourrissent ensemble les jeunes, tout d'abord avec des vers de terre régurgités. Bien que leur plumage soit complet à 116 jours, les jeunes marabouts ne quittent le nid que deux semaines plus tard. Régime : Malgré son appartenance à une famille d'oiseaux échassiers, le marabout d'Afrique est à bien des égards plus proche des vautours. Les charognes sont sa ressource alimentaire primordiale et il plane à bonne hauteur afin de guetter les opportunités de repas. Il descend ensuite à grande vitesse, ses ailes produisant un vrombissement. Le marabout côtoie les vautours sur les carcasses de grands mammifères comme les antilopes et les buffles dont il peut aisément percer la paroi abdominale grâce à son bec puissant. Sa tête et son cou nus lui permettent d'enfoncer profondément le bec dans les cadavres sans se souiller les plumes. En plus des charognes, le marabout mange différents animaux qui passent à sa portée. Il se nourrit souvent en marchant à terre ou dans l'eau, capturant les grenouilles et les serpents dans les marais peu profonds ou, à terre, les petits mammifères, d'une brusque détente du bec. Les sauterelles et les criquets sont également des proies faciles et sont consommés en grandes quantités. Le marabout pille aussi le nid d'autres oiseaux. Il dévore ainsi les œufs ou les jeunes des quéléas ou des flamants. Menaces : Cette espèce n'est pas menacée.

Environ une quarantaine d'espèces sont présentées dans cette rubrique... Rien que des oiseaux nicheurs résidents au Botswana !