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Philippe et Béatrice Balladur - Agence Toutankhcanon

  • Les Babouins

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    Les babouins sont des singes cynocéphales, c'est à dire que leur museau ressemble à celui d'un chien. C'est pourtant avec leurs mains qu'ils se nourrissent. Ces dernières sont suffisamment adroites et souples pour saisir un petit objet. Ce sont des primates plantigrades de grande taille. Debout, un mâle adulte mesure entre 65 cm et 1 m pour un poids de 20 à 45 kg. Les babouins occupent des habitats très variés mais affectionnent les paysages ouverts (Savanes, steppes, lisières de forêts galeries...) Exterminés par les paysans, dont ils saccagent les plantations en quelques minutes, on ne les retrouvent plus que dans les réserves et parcs nationaux. Les babouins sont des omnivores opportunistes. Ils n'hésitent pas à chasser les petits mammifères et les jeunes font des ravages dans les colonies d'oiseaux en se servant dans les nids (œufs et oisillons).

  • Le Steenbok

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    Le Steenbok, appelé aussi raphicère, est une antilope de très petite taille. Le Steenbok n'est pas sociable, on ne peut donc pas l'observer en hardes ou en troupeaux. Ce n'est que pendant la brève période de reproduction que les steenboks se voient par couples. La femelle est moins élancée et plus lourde que le petit mâle que vous pouvez voir sur ces photos. Les périodes d'activité du Steenbok s'étendent aussi bien sur la journée que dans la nuit. On a pu observer cette antilope broutant ou buvant à n'importe quelle heure. Bien entendu cette activité est coupée de phases de repos, pendant lesquelles l'animal rumine ou somnole à l'ombre d'un buisson. Le territoire d'un Steenbok est très étendu, plus particulièrement encore dans les régions séches et semi-arides dans lesquelles s'aventure parfois cette antilope. Hauteur au garrot : 55 cm Longueur du corps : 70 à 85 cm Petite queue : 4 à 8 cm Petites cornes droites : 3 à 12 cm. Poids adulte: 14 kg

  • L'Ecureuil d'Ebi

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    L'écureuil d'Ebi ou écureuil de Wilson (Epixerus ebii Temminck) est un écureuil de brousse, petit rongeur arboricole de la famille des Sciuridae. Roux teinté de noir sur le dessus, le dessous est cannelle, tirant sur l'orangé. La queue, de taille moyenne et touffue, est brune annelée de gris. Il vit dans des trous d'arbres ou des nids placés dans les arbres des savanes boisées et des forêts claires. Joli petit mammifère craintif, assez abondant au Botswana.

  • Le Lycaon

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    Ce canidé est aisément reconnaissable grâce à ses grandes oreilles arrondies et à son pelage bigarré. Il vit dans les savanes d'Afrique, au Sud du Sahara. On le trouve principalement en Afrique australe. Il a pratiquement disparu d'Afrique de l'est en raison d'une forte mortalité due à la maladie de Carré. Les lycaons (Lycaon pictus), encore appelés loups peints ou cynhyènes, présentent un corps bien proportionné et de longues pattes fines qui leur donnent une allure svelte et longiligne. Leur tête est ornée de grandes oreilles, arrondies et dressées, et pourvue d'un museau allongé et de puissantes mâchoires. Leur queue, mi-longue, se termine par un toupet de poils blancs. Leur pelage ras est tacheté de noir, jaune et blanc, ce qui leur permet une excellente dissimulation dans leur habitat. Ils mesurent de 80 centimètres à 1 mètre de longueur (queue, de 30 à 40 cm, non comprise), 70 à 75 centimètres de hauteur au garrot, pour un poids de 18 à 28 Kgs. Leur physique exceptionnel, leur permet de très longues courses où leurs victimes se fatiguent plus vite qu'eux.Le lycaon en chasse peut, en effet, courir environ 5 Km à la vitesse de 50 Km/h... Les impalas s'épuisent bien avant... Les photos de cette rubrique sont le témoignage d'une prédation sur un groupe d'Impalas et révèle la méthode de chasse. Il s'agit d'une chasse en groupe de 10 individus au crépuscule, période de prédilection avec le petit matin... Premières photos, les Lycaons observent le groupe d'impalas repéré et s'approchent lentement... Lorsqu'ils s'estiment suffisamment près, ils lancent l'attaque à la manière des Loups en faisant faire une grande courbe au groupe d'Impalas. Les Lycaons se relaient en tête de la chasse en coupant à l'intérieur de la courbe... Ils finissent toujours gagnant sur l'impala le plus épuisé du groupe. Nous avons suivi la meute pendant la chasse, c'était impressionnant de vitesse, notre chauffeur de 4X4, qui devait rester sur les pistes, roulait à tombeau ouvert pour ne pas les perdre ! Impossible de prendre la moindre photo. Nous les avons retrouvé, un peu aidé par le vol des vautours, pour les observer lors du partage de la proie (photo 7). Un vrai festin. Une femelle gestante et un mâle dominant (porteurs tous les deux d'une balise...phptos 8 et 9) s'étaient déjà bien servis. Dernière photo, tout le groupe était bien repu et s'apprêtait à retourner au terrier pour régurgiter de la viande aux chiots et à l'adulte baby sitter resté au terrier. Malheureusement, nous étions bien loin du campement et la nuit allait tomber, nous n'avons donc pas pu les suivre...

  • Le Damalisque

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    Le damalisque ou topi (Damaliscus Iunatus) est une grande antilope un peu plus petite et plus foncé que le bubale avec lequel il ne faut pas le confondre. Il en a cependant l'allure avec son dos tombant, sa bosse sur le dos, sa tête longue mais moins étroite que chez le bubale, ses pattes longues et sveltes. Il mesure entre 1 mètre et 1,30 m au garrot pour un poids de 75 à 160 kg. La femelle, comme le mâle, possède des cornes faiblement lyrées, annelées, et divergentes, plus courtes et plus épaisses que chez le bubale. Elles sont cependant moins longues et plus fines chez la femelle. Le damalisque s'identifie facilement par la tache gris noir ou bleu noir qu'il possède sur le haut des pattes et qui tranche sur sa robe brun-châtain à roux. Le topi possède une aire de répartition assez vaste, il habite principalement les zones de savane, les régions de grands lacs, les zones inondables de l'Okavango au Botswana. Le topi affectionne particulièrement les plaines inondées, les vastes plaines herbeuses, vertes et fertiles et les fonds de vallées. C'est l'Alcélaphiné le plus dépendant de l'eau. Des populations sédentaires vivent dans les régions boisées en marge de leur habitat principal. Le damalisque est diurne. On a constaté, cependant deux pics dans la prise de nourriture, le matin de 8 à 9 heures et en fin d'après-midi de 16 heures à la nuit tombante. Il se nourrit de plantes herbacées et de graminées. Animal grégaire, le damalisque présente une organisation sociale qui varie en fonction de la richesse de son milieu en nourriture. Ainsi, il est soit sédentaire soit nomade selon l'abondance des pluies et la qualité des herbages. En fonction de la densité des populations, les mâles occupent des territoires de 25 à 400 ha. A la périphérie de ces territoires se trouvent des groupes de célibataires. Le territoire est marqué, comme chez le bubale, par les excréments et par les sécrétions des glandes sous-orbitaires déposées sur des herbes. Lorsque le mâle monte la garde sur des termitières, il dépose sur le monticule la sécrétion de ses glandes interdigitales et marque ainsi son territoire. Ce comportement d'observation quand il se poste sur le sommet d'une termitière, lui a valu son nom anglais de topi (top = sommet).

  • Le Léopard

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    Le nom léopard vient de Leo, le lion et de pardus, la panthère (Panthera pardus) qui désignait jadis plusieurs grands félins tachetés. Aujourd'hui, les mots léopard et panthère désignent la même espèce, mais on réserve plutôt le mot panthère aux individus asiatiques et le mot léopard aux individus africains. Lorsqu'il se déplace dans la savane, ce félin tacheté est souvent confondu avec le Guépard. Cependant, contrairement au guépard, le léopard est un animal robuste, massif, et vigoureux, campé, sur de fortes patte. Il mesure entre 1,30 m et 1,90 de long, 70 cm à 1 mètre au garrott pour le mâle, 60 à 75 cm pour la femelle pour un poids compris entre 45 et 65 kg pour le mâle qui pèse environ 50 % de plus que la femelle. La tête large est portée par un cou fort, mais elle est plus effilée que celle de la femelle. La face du léopard n'est pas marquée, de chaque côté, par cette ligne sombre les « larmes » qui semble couler de l'angle intérieur de l'oeil à la commissure lèvres et qui caractérise le guépard. Le pelage est parsemé de petites taches sur la tête, de taches plus larges sur leS membres qui deviennent des rosettes ou ocelles sur les flancs alors que, chez le guépard, les taches sont toujours pleines. Le fond de sa robe fauve clair à gris brun devient blanc, blanc-gris à blanc-jaune sur le menton, la gorge, le dessous des pattes, de la queue et du ventre. Des sujets mélaniques, appelés « panthères noires », qui apparaissent parfois dans une portée de léopards, s'observent surtout dans lus forêts denses et plus particulièrement dans le Sud-Est asiatique. Ils ne constituent en aucune façon une espèce à part entière comme on a pu le penser. D'ailleurs, il est possible d'apercevoir en lumière rasante sur le pelage des taches plus foncées. Le léopard est avec le chat domestique le félin le plus ubiquiste. Sa grande adaptabilité lui a permis d'occuper tous les paysages du désert à la forêt dense pluviale et des plaines herbeuses. Le Léopard habite toute l'Afrique subsaharienne (à l'exception de quelques régions d'Afrique australe). Il est présent dans la péninsule Arabique et dans la plus grande partie de l'Asie, y compris certaines îles comme Java. Au Botswana, on l'observe avec un peu de chance sur les arbres des plaines et dans les steppes, plus particulièrement aux abords des forêts-galeries. Le léopard est solitaire et en général territorial. Les femelles occupent des territoires de 10 à 30 kilomètres carrés. Ceux des mâles sont plus vastes et recoupent souvent ceux des femelles. Le léopard marque son territoire par des jets d'urine sur les buissons, les troncs et les branches d'arbre, en grattant le sol, et en écorçant les arbres. Le léopard est essentiellement nocturne. La journée, il se repose, généralement allongé sur une branche, les membres pendants. Au crépuscule, il quitte son abri diurne et part en chasse. Le léopard chasse des proies très variées. Ses proies préférées sont les antilopes, les gazelles, les singes et plus particulièrement le babouin et il ne dédaigne pas les phacochères. Il s'attaque aussi à de grosses proies comme des cobes. Très rapide, il chasse les oiseaux, mais préfère les plus gros, outardes, cigognes et quelques pintades sont dans son menu... Il dévore aussi des lionceaux, ou des jeunes guépards laissés sans surveillance, des chacals, des rongeurs, des serpents, des tortues, des insectes et parfois des charognes. Contrairement aux Canidés qui repèrent leurs proies essentiellement à l'odorat, le léopard chasse plutôt à vue, à l'affût. Il avance en rampant, pattes fléchies, ventre au sol (en raison du pelage clair de son ventre), camouflé grâce à son pelage tacheté. Quand il veut tuer un animal, il s'en approche le plus près possible et bondit. S'il rate sa proie, et s'il n'arrive pas à la terrasser après une poursuite de quelues dizaines de mètres, il abandonne, faute de pouvoir soutenir une longue course. Le taux de réussite à la chasse est le plus faible et tous les Félidés, environ 5 % !

  • Les Mangoustes

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    Les mangoustes sont caractérisées par un corps allongé, une face terminée par un museau pointu, de petites oreilles arrondies, de petites pattes et une longue queue effilée et touffue. Leur corps est si près du sol que les poils de leur ventre le frôlent et donnent l'impression que les mangoustes rampent. Et pourtant elles courent et même à des vitesses remarquables eu égard à leur petite taille! La plupart des mangoustes sont solitaires, mais certaines, comme la mangue rayée, sont sociables et vivent en groupe important. Les mangoustes occupent des habitats très variés, des forêts aux semi-déserts. Nous avons rencontré 4 espèces de mangouste au Botswana : La mangouste fauve (Cynictis penicillata), la mangouste naine du sud (Helogale parvula), la mangue rayée (Mungo mungo), et la mangouste ichneumon (Herpestes ichneumon). Ces petits Carnivores mesurent entre 24 cm sans la queue pour la mangouste naine et 55 cm de longueur pour l'ichneumon. La queue mesure en général les deux tiers de la dimension du corps. Le poids est compris entre 200 g pour la mangouste naine et 4 kg pour la mangouste ichneumon. La mangouste fauve ressemble un peu à un renard avec sa large tête, son museau pointu et ses grandes oreilles dressées. Longue fourrure fauve à jaune rougeâtre, queue touffue terminée de blanc (pas de blanc sur la queue au N Botswana). Toutes les formes ont le menton, l'intérieur des membres et le dessous blancs. L : 31 cm, Q : 22 cm, P: 800 g. Vit dans les savanes arides et plaines découvertes, sur sols sableux de préférence. Cet insectivore diurne chasse seul mais vit en en colonies dans des tanières communes, la colonie étant composée d'un couple dominant (les seuls reproducteurs) leurs jeunes, plus 1 ou 2 jeunes adultes. La mangouste naine du sud habite l'Afrique Australe. Elle fréquente plus particulièrement les savanes parsemées de termitières. La mangouste naine est la plus petite et la plus sociable des mangoustes. C'est aussi le plus petit des carnivores africains. Elle ne mesure que 7 à 8 cm au garrot pour un poids compris entre 200 et 350 g. Son pelage, ras et lustré, est brun à roux finement poivré. Elle vit en clan de 10 à 40 individus sur un territoire d'une trentaine d'hectares. Ces territoires possèdent des sites de nourriture indissociables des sites d'observation. Toujours en mouvement dans leur vaste domaine, les mangoustes naines se déplacent en file indienne lorsqu'elles se dirigent vers un site de nourriture et s'arrêtent sur les sites de surveillance (termitières) avant de reprendre leur progression. Arrivées sur le site de chasse, elles se déploient et se mettent en quête essentiellement d'invertébrés, chacune de son côté, tandis qu'un guetteur, en général le mâle dominant, juché sur un promontoire, dans une posture quasi humaine, scrute le ciel et le territoire environnant. Si un prédateur est repéré, le guetteur avertit tous les membres de la communauté par une série de cris stridents qui provoquent une fuite immédiate sous le couvert. Les mangoustes naines se nourrissent d'insectes et autres invertébrés. Elles fourragent autour des buissons, des troncs d'arbres, dans l'herbe. Très rapides, elles s'attaquent en groupe, fidèles à leur réputation, à des serpents même venimeux. Elles n'hésitent pas non plus malgré leur petite taille (20 cm de long) à combattre des araignées dont l'envergure dépasse parfois la longueur de leur corps. C'est pour q uoi les mangoustes sont le symbole du courage dans de nombreuses civilisations. La mangouste ichneumon, le « rat des pharaons », était sacrée pour les Egyptiens qui l'honoraient à l'égal d'un Dieu. Les luttes que la mangouste livre aux serpents venimeux sont célèbres. Elle ressemble à une mangouste naine en plus grand. Lustrée, poils longs et courte sur pattes ; longues griffes pour creuser et non pour grimper. Pelage poivre et sel par-dessus un duvet brun clair dans les zones arides, à brun-rouge sombre dans les zones plus humides, pattes plus sombres. Queue portant de longs poils à la base mais effilée en pointe, touffe noire à l'extrémité. L : 48-60 cm, Q : 45-58 cm, P : 2,4-4,1 kg. Vit dans les savanes humides ou sèches, ou des mosaïques de forêt et savane.Elle est panafricaine, à l'exception des déserts et de la forêt pluvieuse. Ce petit prédateur solitaire, territorial et diurne, chasse les mammifères, oiseaux, poissons, grenouilles, reptiles, écrevisses, crabes et gros insectes. La mangouste rayée ou mangue rayée est ébouriffée, avec des rayures transversales bien visibles. Tête large, museau pointu, larges oreilles plantées bas. Ses pattes relativement longues, 5 doigts munis de longues griffes sont faites pour creuser. Sa fourrure poivrée grise à brun-gris porte 10 à 12 bandes brun foncé ou noires. Le dessous est plus clair. La moitié inférieure des membres et l'extrémité de la queue sont noires. L : 3341 cm, Q : 15-28 cm, P : 1-2 kg. Diurnes, territoriales et très sociales, les mangoustes rayées vivent en clans pouvant compter jusqu'à 40 animaux. Outre les invertébrés pour lesquels elles creusent le sol, les mangoustes rayées chassent aussi les rongeurs, serpents, lézards, crapauds et oiseaux nichant au sol, dont elles mangent également les oeufs. Chez la mangue rayée, il existe une entraide au sein du groupe, comportement relativement rare chez les Mammifères pour être signalé. Des mangues rayées en particulier ont été observées aidant un congénère en danger, et s'attaquant à un chacal ou faisant lâcher prise à un aigle qui avait emporté l'un des leurs sur une branche.

  • Le Vervet ou Grivet

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    Le Vervet ou Grivet ou encore singe vert doit son nom à la couleur de son pelage vert-olive, gris-vert, vert-jaunâtre, vert doré ou gris argenté avec des reflets gris-vert plus ou moins prononcés suivant les sous-espèces. Plus de 20 sous-espèces ont été décrites, et certains systématiciens veulent faire de certaines d'entre elles des espèces à part entière. Le vervet a globalement la même aire de répartition que le babouin. Haut de 45 à 65 cm pour un poids de 3 à 7 kg, le vervet est doté d'une queue aussi longue que son corps. La face, les pieds, et les oreilles sont noirs et contrastent avec le pelage donnant l'impression que le grivet s'est déguisé et s'est affublé d'un masque et de gants aux pieds! Dès qu'ils sont assis, les mâles sont aisément identifiables à leurs testicules bleu turquoise (Photo 3) et à leur pénis rouge qui se détachent singulièrement sur le fond blanc de leur ventre. Le vervet occupe des habitats variés, savanes humides ou sèches, forêts-galeries, collines rocheuses, zones semi-arides, mais on le rencontre le plus souvent dans les savanes ouvertes, jamais loin de l'eau. Il n'hésite pas à se rapprocher des zones de vie humaines où il tente de dérober de la nourriture. Le vervet est un animal diurne et arboricole. A la différence des babouins, il ne descend au sol que pour y trouver un appoint supplémentaire en nourriture, pour quémander ou dérober aux humains leur pitance ou pour ravager une plantation, un jardin ou un verger-potager. C'est pourquoi il est considéré par les agriculteurs comme une calamité. Omnivore, il est, en effet, en compétition avec l'homme dans sa quête de nourriture. Il se nourrit de fruits, de fleurs, de bourgeons, de pousses, d'écorce, de sève, d'insectes, d'araignées, de millepattes, de lézards, d'oeufs, de petits oiseaux, de rongeurs et même de jeunes lièvres, mais affectionne tout particulièrement les récoltes des agriculteurs. Les vervets sont capables d'ingérer toute sorte de nourriture. S'il sont présents près de votre zone de bivouac, ils n'hésitent pas à vous arracher vos friandises, à manger vos tranches de jambon à finir votre bouteille de soda ou votre café et à voler votre pain et votre confiture. Il est absolument déconseillé et même parfois interdit de les nourrir. Leurs morsures et griffures apportent souvent des maladies infectieuses graves. Fort heureusement, nous n'en avons rencontré au Botswana que dans leur milieu naturel en pleine savane ouverte, comme ceux présentés sur ces photos.

  • Le Lion d'Afrique

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    On ne présente plus le lion... Quoi dire que vous ne sachiez déjà ? Que ce sont les femelles qui chassent... la nuit, en bande organisée... Que les jeunes mâles solitaires errent à la recherche d'un harem à conquérir... et que les vieux ne s'en laissent pas toujours conter...Je préfère vous raconter tout cela en images... Photos 1 à 5 : Trois jeunes femelles à l'aube, au retour de la chasse, les impalas ne risquent plus grand chose, mais elles se méfient tout de même... alors c'est la fuite... Vous remarquerez une jeune femelle sub-adulte d'une vingtaine de mois qui a encore ses "rosettes", ces tâches plus ou moins ocellées, semblables à celles du léopard, que possèdent les lionceaux. Photo 6 à 11 : Un jeune mâle solitaire de 5 à 6 ans (sa crinière n'est pas encore très fournie) qui a déjà du prendre quelques belles raclées en défiant des mâles dominants... Rien à voir avec les beaux lions bien propres des parcs zoologiques ! Photo 12 à 21 : Deux beaux mâles solitaires, au lever du jour, en vadrouilles en quête d'une place de dominant à prendre dans un groupe... Quel naturaliste érudit a dit que les lions ne savaient pas nager ? Dans le delta de l'Okavango, ils n'ont pas le choix et ils le font très bien...

  • L'Elephant de Savane Africain

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    ORDRE DES PROBOSCIDIENS FAMILLE DES ELÉPHANTIDÉS Cet ordre ne contient qu'une seule famille qui elle-même est composée de 2 espèces seulement, l'une en Asie et l'autre en Afrique. Son nez (aussi long que ses pattes) lui sert de siphon, de schnorchel (pour traverser les plans d'eau profonds), de fusil à eau, de trompette d'outil assez puissant pour arracher les branches des arbres mais également assez délicat pour cueillir un petit pois, grâce aux 2 projections de l'extrémité qui sont comme des doigts. Les éléphants sont très éclectiques dans leur alimentation ; ils préfèrent manger de l'herbe mais peuvent aussi se nourrir du feuillage de nombreuses essences d'arbres et arbustes, de roseaux, de fruits et d'écorce, ou même atteindre les fruits suspendus à 6 m de haut ; ils arrachent également les branches situées à cette hauteur et certains mâles aiment aussi déraciner les arbres. Ce très gros corps a tendance à surchauffer et les éléphants doivent disposer d'ombre et d'eau à l'heure de midi ; les énormes oreilles en éventail servent également à éliminer la chaleur en rafraîchissant le sang dans les veines qui passent juste sous la peau. Présentes chez les 2 sexes, les défenses sont des incisives supérieure, modifiées qui ne cessent jamais de pousser. Éléphant d'Afrique Loxodonta africana Corps arrondi, peau presque nue, grise ou brunâtre, ridée; nez et lèvre supérieure allongés jusq'au qu'au sol et préhensiles, énormes oreilles en éventail. Cette espèce comprend deux sous-espèces, l'élephant de forêt (plus petit) et l'éléphant de Savane (le plus gros des éléphants et le plus répandu). C'est ce dernier que je vous présente sur ces photos. Éléphant de savane Le plus grand des mammifères terrestres, qui vit en Afrique orientale, centrale et australe. L : mâle 7,5 m, femelle 6,8 m (y compris la trompe allongée), H : 2,53,3 m ; P : mâle 5 000 kg en moyenne, femelle 3 000 kg. Défenses divergentes et arquées en avant. Aujourd'hui, les défenses pèsent entre 40 et 60 kg chacune, un mâle de 60 ans porte des défenses de 60 kg chacune (le record est de 130 kg et 3,4 m de long) ; les défenses des femelles sont beaucoup plus petites. Les oreilles, énormes, mesurent 2 m x 1,5 m, lobe inférieur pointu. La majorité des accouplements et des naissances a lieu pendant la saison des pluies ; un jeune naît au terme d'une gestation de 22 mois, la plus longue chez un mammifère. L'éléphant de savane est encore largement réparti en Afrique subsaharienne et c'est dans les réserves du Kenya, de Tanzanie, du Zimbabwe, du Botswana, de Namibie et d'Afrique du Sud que l'on a le plus de chances d'en voir. Presque tout ce qu'on sait du comportement de l'éléphant d'Afrique se réfère à l'éléphant de savane. L'unité de base est le troupeau de 9 à 11 femelles, très liées entre elles et accompagnées de leurs jeunes. Le troupeau est mené par la femelle la plus âgée et la plus grosse, la matriarche. Lorsque les groupes dépassent un certain effectif, ils ont tendance à se scinder en plusieurs unités, mais ils restent dans les parages et se retrouvent souvent, en particulier lorsqu'ils entament un grand déplacement (cf photo N°20). Les mâles quittent le groupe à la puberté, vers l'âge de 12 ans, et passent le reste de leur vie soit avec d'autres mâles soit en solitaires. Polygynes, ils commencent à rentrer en concurrence avec les autres mâles vers l'âge de 25 ans et la plupart des accouplements sont monopolisés par les plus gros mâles âgés de plus de 35 ans. Beaucoup de naturalistes sont encore persuadés que le mâle en rut passe impérativement par l'état de musth (épaisse sécrétion de frontaline). On sait aujourd'hui que cela est peu probable. En effet, le cycle d'œstrus de l'éléphante n'est pas lié à des variations saisonnières, alors que le musth se produit le plus souvent en hiver. En outre, on sait que les mâles en musth attaquent souvent les femelles, qu'elles soient en chaleur ou non. On a également envisagé un rapport avec un comportement dominant. Le musth (ou parfois must) est un état qui revient périodiquement chez les éléphants mâles, et qui est caractérisé par une épaisse sécrétion ressemblant à du goudron : la frontaline, qui sort des orifices temporaux. Ce qui est le plus important, c’est qu’il se caractérise par des comportements agressifs. Il est accompagné par une augmentation sensible des hormones de reproduction - les niveaux de testostérone chez un éléphant en musth peuvent être jusqu'à 60 fois plus élevés que chez le même éléphant à d'autres moments. Toutefois, on ne sait pas si cette poussée hormonale est la seule cause du musth, ou simplement un facteur : la recherche scientifique dans ce domaine est considérablement gênée par le fait que, une fois sous l'influence de musth, même le plus placide des éléphants en temps normal peut essayer de tuer n'importe quel être humain. De même, la sécrétion qui ressemble à du goudron reste en grande partie mystérieuse, car il est très difficile d’en collecter des échantillons pour les analyser, cependant on a constaté que les sécrétions et l'urine recueillies chez des éléphants de zoos contenaient des niveaux élevés de divers cétones et aldéhydes à odeur très forte.

  • Le Buffle d'Afrique

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    Le buffle d'Afrique (Syncerus caffer) est divisée en plusieurs races et écotypes. Le plus imposant est le buffle de savane (Syncerus caffer caffer) représenté sur ces photos. Ils mesurent entre 1 m et 1,70 m au garrot pour un poids compris entre 300 et 900 kg. Le buffle peuple des habitats très variés dans toute l'Afrique subsaharienne à l'exception d'une grande partie de l'Afrique australe (Afrique du Sud) où ils ont été décimés au XIX°s par une épizootie de peste bovine. On le retrouve le plus souvent dans les savanes sèches et humides, à condition que l'herbe y soit assez haute (plus de 25 cm) et grasse et que l'eau soit en abondance pour qu'il puisse boire quotidiennement 30 à 40 litres et se vautrer dans l'eau ou la boue. C'est pourquoi on le rencontre fréquemment près des marécages, des lacs et des cours d'eau et ce surtout dans les milieux arides. Le buffle est un herbivore et se nourrit principalement de hautes herbes et joue le rôle de pionnier dans la succession des herbivores dans la savane réduisant ainsi les herbes à une hauteur et à une constitution plus adéquate pour d'autres herbivores plus sélectifs. Ils se reproduisent si bien dans les zones protégées que des mesures de réduction d'effectifs sont parfois appliquées pour éviter la surexploitation du milieu. Le buffle africain fait partie des "big five" (les cinq grands) comprenant l'éléphant, le rhinocéros, le lion et le léopard que tout safariste se croit obligé de photographier et que tout chasseur se croit obligé de ramener en trophée. Cet imposant animal continue d'exciter l'imagination. Le buffle est encore l'animal le plus redouté des chasseurs, car c'est le plus imprévisible. Ses charges sont terriblement dangereuses. Si les véhicules sont rarement sa cible, un homme à pied est rapidement attaqué s'il provoque le moindre dérangement dans le troupeau et nombreux sont ceux qui dans la savane ont été l'objet de ces charges souvent mortelles. Le buffle est néanmoins un animal d'un naturel placide surtout lorsqu'il est seul. Les formidables cornes des buffles, présentes aussi bien chez les mâles que les femelles, ont depuis longtemps attiré la convoitise, non seulement des chasseurs, toujours avides de superbes trophées, mais aussi des sorciers qui les utilisent réduites en poudre pour guérir la stérilité féminine. Elles sont des armes efficaces contre les prédateurs. Si les buffles sont attaqués, ils forment un cercle autour des petits et présentent aux assaillants un véritable rempart de cornes. C'est une unité défensive tellement opérationnelle qu'un animal boiteux, aveugle ou qui n'a plus que trois pattes survit longtemps en son sein. Si le troupeau ne connaît que rarement les attaques des prédateurs, il en va tout autrement des vieux mâles solitaires qui, ne disposant pas de la protection du groupe, deviennent la proie des lions. Il est évident que le troupeau est un atout essentiel dans la stratégie de défense. La quantité et la qualité de la nourriture jouent un grand rôle dans la régulation de la population bovine. Si les plantes herbacées et les graminées dont ils se nourrissent sont trop rares et trop sèches, les buffles sont décimés. Lorsque l'herbe est suffisamment grasse comme c'est le cas dans les immenses étendues des zones africaines à Acacia, lors de la saison des pluies, les buffles vivent en troupeaux qui peuvent atteindre plus de 1 500 têtes. Ces grands troupeaux se divisent à la saison sèche, période où les troupeaux de plus de 100 têtes deviennent rares. La communication nécessaire pour coordonner des troupeaux de centaines de têtes est relativement complexe. La voix semble importante puisque des études récentes ont distingué une dizaine de signaux vocaux différents : signal pour coordonner les mouvements lors des déplacements, signal pour aller boire, signal d'avertissement d'un danger, signal d'agressivité, signal de la mère appelant son petit, signal du mâle en rut... Les bufflonnes sont sexuellement matures vers 2 ans, mais elles mettent au monde leur premier petit vers 4 ou 5 ans après une gestation de 11 à 12 mois. La femelle a, en général, un petit tous les deux ans. Les naissances s'effectuent pendant les pluies lorsque l'herbe est développée et permet aux femelles d'avoir une lactation abondante pendant les premiers mois de la vie de leurs veaux qui sont sevrés entre 7 mois et 1 an. Les jeunes restent durant cette période très dépendants de leurs mères. Les femelles demeurent dans le troupeau natal, mais les jeunes mâles le quittent lorsqu'ils atteignent l'âge de 4 ans environ. On rencontre ainsi à la périphérie des troupeaux des clans de célibataires qui attendent la saison des amours, en général pendant la saison sèche, pour s'immiscer dans un groupe. Les combats et les pseudo-affrontements de mâles deviennent alors fréquents. Les taureaux estiment l'aptitude de leurs rivaux au combat, ce qui évite des affrontements dangereux entre des individus de même force. Après s'être observés un long moment, ils grattent le sol et secouent la tête pour impressionner l'adversaire, ce qui suffit à faire fuir celui qui se sent le plus faible. Si le combat s'engage vraiment, ce qui est rare, les violents coups de cornes échangés occasionnent des blessures sérieuses et parfois la mort d'un des protagonistes. Même adultes, les buffles continuent de prendre du poids jusqu'à l'âge de 10 ans, puis ils maigrissent lentement probablement à cause de l'usure de leurs dents. Ne possédant pas de moyens pour réguler leur température interne lorsqu'il fait trop chaud à l'instar des gazelles, les buffles se vautrent fréquemment dans la boue pour se rafraîchir et pour se débarrasser par la même occasion des parasites qui les encombrent. Ils sont à cette occasion aidés par les piqueboeufs qui participent activement au nettoyage. En dehors des parcs nationaux, les buffles sont rares, car ils entrent en compétition avec les agriculteurs en endommageant leurs cultures. De plus, ils augmentent le risque de contribuer à la propagation de maladies aux boeufs domestiques comme cela a été le cas lors de la grande épidémie de peste bovine de 1890. C'est pourquoi les buffles ont été exterminés en dehors des parcs et réserves.

  • Cobe à croissant

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    Le cobe à croissant ou cobe commun

  • Girafe

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  • Gnou

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  • Hippopotame

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  • Hippotrague

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Une trentaine d'espèces sauvages sont représentées dans cette catégories...De la mangouste naine à l'éléphant en passant par les cobes et autres impalas... Du prédateur à la proie convoitée, la vie sauvage dans tous ses éclats...